Réchauffement climatique: L'ours polaire ne trouve plus assez de phoques pour se nourrir

ARCTIQUE En une dizaine de jours, quatre des neuf ours polaires étudiés ont perdu 10 % de leur masse corporelle…

20 Minutes avec agences

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Un ours polaire dans l'Arctique (illustration).
Un ours polaire dans l'Arctique (illustration). — G.LLOYD/SIPA/AP

Les ours polaires ne trouvent plus assez de phoques pour se nourrir, et le problème ne va cesser d’empirer avec le changement climatique, selon une étude publiée vendredi 2 février dans la revue Science. Les chercheurs auraient jusqu’ici surestimé le métabolisme de l’animal.

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Les biologistes à l’origine de l’étude ont suivi neuf femelles en Arctique dans la mer de Beaufort, équipant les animaux de caméras colliers et comparant leur urine et prise de sang à plusieurs jours d’intervalle.

De grands besoins en graisse

« Nous avons découvert que les ours polaires ont en réalité des besoins énergétiques beaucoup plus élevés que prévu », explique Anthony Pagano, auteur principal de l’étude. « Ils ont besoin d’attraper beaucoup de phoques », et cela pour satisfaire un métabolisme 1,6 fois plus important que ce qu’on estimait jusque-là.

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L’étude s’est déroulée « au début de la période allant d’avril à juillet lorsque les ours polaires chassent le plus activement et emmagasinent la graisse dont ils ont besoin pour subsister toute l’année », poursuit le biologiste. Malgré cela, cinq spécimens ont perdu de la masse corporelle – 10 % pour quatre d’en eux – en l’espace de 8 à 11 jours.

Réchauffement climatique

L’Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète et la fonte des glaces contraint les ours à parcourir de plus grandes distances pour trouver de jeunes phoques, leur nourriture de prédilection. Cela les pousse à brûler plus d’énergie qu’imaginé par les hypothèses scientifiques précédentes.

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« La glace à travers l’Arctique diminue de 14 % par décennie, ce qui va probablement réduire l’accès des ours à leurs proies », détaille l’étude. Depuis 10 ans, la population d’ours polaires a diminué d’environ 40 %. Mais « nous disposons désormais de la technologie pour étudier leurs déplacements sur la glace, leurs activités et leurs besoins énergétiques, et nous pouvons ainsi mieux comprendre les implications des changements que nous observons sur la glace », rassure Anthony Pagano.