VIDEO. En mer de Chine, la marée noire est désormais aussi grande que Paris

POLLUTION Les autorités chinoises vont envoyer des robots sur place…

20 Minutes avec AFP

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Un navire chinois tente de nettoyer la marrée noire le  15 janvier 2018.
Un navire chinois tente de nettoyer la marrée noire le 15 janvier 2018. — HANDOUT / TRANSPORT MINISTRY OF CHINA / AFP

C’est une pollution maritime sans précédent dans la zone. Le naufrage d’un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a en effet généré en surface quatre nappes d’hydrocarbures de la même superficie globale que la ville de Paris​, a annoncé Pékin, qui se prépare à descendre des robots sur l’épave.

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Le Sanchi, qui transportait 136.000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré ce dimanche après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai.

Le pétrolier a coulé à 115 mètres de profondeur

L’organisme gouvernemental s’efforce de « maîtriser l’avancée de la marée noire et d’évaluer son impact écologique sur l’environnement marin », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Mardi, l’Administration des océans avait fait état d’une marée noire vaste de 69 km2, à laquelle s’ajoutait une pollution « sporadique » répartie sur 40 km2.

Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur, a annoncé mercredi le ministère des Transports, ajoutant que des « robots sous-marins seront déployés pour explorer les eaux de l’épave ».

Pas de nappe en surface mais un nuage toxique qui flotte entre deux eaux

Seuls trois corps ont été récupérés sur les 32 membres d’équipage (30 Iraniens et deux Bangladais se trouvaient à bord du Sanchi). Il n’y a aucun espoir de retrouver des survivants et les opérations de recherche ont été interrompues. En plus de sa cargaison, le Sanchi, qui battait pavillon panaméen, pouvait transporter environ 1.000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.

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A la différence du brut, les condensats, une fois rejetés en mer, ne forment pas une nappe en surface, mais plutôt un nuage toxique qui flotte entre deux eaux. A ce titre, Pékin se veut rassurant sur les conséquences écologiques du naufrage, faisant valoir également que la marée noire est relativement éloignée des côtes.