Bébé panda du zoo de Beauval: Cinq choses à savoir sur Yuan Meng à l’occasion de sa première sortie publique

PLANETE Le bébé panda star du zoo de Beauval (Loir-et-Cher) a été officiellement présenté au public ce samedi…

Claire Planchard

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Le bébé panda Yuan Meng et sa mère Huan Huan dans leur nouvel enclos du zoo de Beauval le 12 janvier 2018.
Le bébé panda Yuan Meng et sa mère Huan Huan dans leur nouvel enclos du zoo de Beauval le 12 janvier 2018. — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Attention, alerte mignonitude. Ce samedi, les visiteurs du zoo de Beauval (Loir-et-Cher), ont pu observer pour la première fois le petit panda Yuan Meng et sa mère Huan Huan dans leur grand enclos. A l’occasion de cet événement animalier, voici cinq informations (capitales) à connaître sur le petit panda.

Une naissance rarissime

L’engouement pour la naissance du petit panda le 4 août dernier ​est à la mesure de la rareté de l’événement : en effet, Yuan Meng est le premier panda jamais né en France : « En France, le zoo de Beauval est le seul à abriter un couple de pandas. Non seulement les pandas ne sont pas nombreux, mais leur reproduction est particulièrement compliquée. La femelle n’a des chaleurs qu’un à trois jours par an et la libido est faible y compris chez le mâle. A ce jour, il n’y a jamais eu de naissance de pandas en France par exemple. En Europe, il y a déjà eu des naissances aux zoos de Madrid et de Vienne et au parc animalier Pairi Daiza, en Belgique, l’an dernier », expliquait à 20 Minutes fin juillet, quelques jours avant sa naissance, Antoine Leclerc le vétérinaire du zoo de Beauval.

Un nom tout récent

Le bébé star du zoo du Beauval ne s’est pas toujours appelé Yuan Meng : jusqu’à ses 4 mois, il se prénommait Mini Yuan Zi en hommage à son père biologique Yuan Zi. « Traditionnellement, la Chine ne nomme pas ses bébés pandas tant qu’ils n’ont pas dépassé les 100 jours, cap en dessous duquel la santé de l’animal reste fragile malgré les progrès de la médecine vétérinaire. Mais c’est difficile aujourd’hui pour les zoos de ne pas parler de leurs bébés pandas dans les 100 premiers jours. D’où l’émergence de ces noms transitoires, non-officiels. Il n’y a pas de règles en la matière : à chaque zoo sa méthode, » expliquait début décembre à 20 Minutes le spécialiste des pandas Jérôme Pouille.

Le baptème officiel de Yuan Meng a eu lieu au zoo en grande pompe le 4 décembre dernier selon un protocole bien rodé : c’est sa marraine Brigitte Macron qui a officiellement donné son nom au panda, en concertation avec la première dame chinoise. Un nom qui signifie « accomplissement d’un rêve » en chinois.

Une croissance impressionnante

Vous vous souvenez sans doute des premières images de « Mini Yuan Zi » ; il fallait se pincer pour croire que cette petite saucisse rose de quelques centimètres était bien un panda !

Le plantigrade est en effet l’un des animaux qui connaît la croissance la plus spectaculaire pour atteindre sa taille et son apparence adulte : alors qu’il pesait à peine 142,4 grammes à sa naissance le 4 août, le petit panda pèse désormais 11 kg. Yuan Meng ouvre les yeux depuis mi-septembre et lorsqu’il a fait ses premiers pas mi-novembre, à un peu plus de 3 mois, il pesait déjà de 6 kg pour 65 cm et arborait déjà un beau pelage noir et blanc. Mais la route est encore longue avant d’atteindre les 110 kg de son père !

Un ambassadeur de la « diplomatie du panda »

« Yuan Meng est le fruit énergique et vigoureux de l’amitié franco-chinoise, de cette amitié solide », avait estimé le 4 décembre Brigitte Macron lors de la cérémonie de baptème. La naissance de Yuan Meng « était attendue tant des Français que des Chinois, avait surenchéri le vice-ministre des Affaires étrangères chinois. La naissance de ce bébé panda est un symbole des belles perspectives à venir dans les relations entre la France et la Chine. » Le décor est planté : comme ses parents Yuan Zi et de Huan Huan, deux des trois pandas que le zoo de Beauval loue 800.000 euros par an à la Chine, Yuan Meng est avant tout un symbole de la désormais célèbre « diplomatie du panda » pratiquée par la Chine. 

« Cette diplomatie consiste pour la Chine à utiliser le plantigrade comme cadeau de prestige afin d’entamer ou d’entretenir des relations internationales. Lorsqu’un zoo organise une cérémonie de baptême pour un bébé panda, un représentant officiel chinois y est forcément invité », résume Jérôme Pouille. Lors de sa visite en Chine en début de semaine, Emmanuel Macron a offert à son hôte Xi Jinping. «Vésuve du Brekka», un cheval de la Garde républicaine. Une « diplomatie du cheval » qui semble répondre à la « diplomatie du panda » pratiquée depuis des décennies par les dirigeants chinois.

Une carrière éclair en France

Yuan Meng sera une star éphémère du zoo de Beauval : en effet d’ici trois ans, le petit panda ambassadeur repartira en Chine : « Les pandas restent la propriété du gouvernement chinois, le petit qui va naître ici repartira à l’âge de 3 ou 4 ans sans doute, pour être remis en liberté dans une réserve naturelle chinoise. », expliquait en décembre à TF1 Rodolphe Delord, le directeur du zoo de Beauval.

Mais « nous espérons que ses parents (…) nous donneront beaucoup d’autres bébés », avait expliqué à cette occasion sa soigneuse, Delphine Pouvreau.