Transition énergétique: Nicolas Hulot annonce un «changement d'échelle»

ENVIRONNEMENT Le ministre veut accélérer la transition énergétique…

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Hulot quitte l'Elysée le 3 janvier 2018.
Nicolas Hulot quitte l'Elysée le 3 janvier 2018. — LUDOVIC MARIN / AFP

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a annoncé ce lundi un « changement d’échelle » de la transition énergétique, avec un « quasi » doublement des appels d’offres sur le solaire.

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« Avec [le ministre de l’Economie] Bruno Le Maire, nous sommes en train de préparer un accélérateur de la transition écologique, et notamment de la transition énergétique, pour changer d’échelle », a ainsi déclaré Hulot lors d’une visite de parc éolien à Juillé (Sarthe).

Les Français doivent voir les « bénéfices » des énergies renouvelables

« On va changer d’échelle dans les appels d’offres, que l’on va quasiment multiplier par deux sur le solaire. On va changer d’échelle en essayant de rendre acceptable tous ces projets », a ajouté le ministre qui veut faire « de la pédagogie » pour que les Français « voient les bénéfices » des énergies renouvelables, notamment « en développant l’autoconsommation ». A terme, « chaque territoire, chaque citoyen, s’il le décide » pourra « produire sa propre énergie pour sa propre consommation ».

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A Juillé, Hulot a visité un parc de six éoliennes financé par la coopérative agricole des Fermiers de Loué et dont la production est censée couvrir la consommation d’électricité des 1.100 éleveurs de la filière en Sarthe et Mayenne.

Vers 50 % de part du nucléaire dans le mix énergétique

« L’agriculture a pu être, en matière climatique, un problème. Elle peut aussi être une solution » en permettant « la diversification de notre mix énergétique », a ajouté l’ancien militant des causes environnementales. Interrogé sur le nucléaire, il a affirmé qu’il y aurait « évidemment une baisse précise » de la part de l’atome dans la feuille de route énergétique de la France d’ici à 2023 (baptisée PPE pour programmation pluriannuelle de l’énergie).

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« Qu’on soit pour ou contre le nucléaire, il y a un consensus : il faut en réduire la part », a-t-il déclaré. « Chemin faisant, on verra jusqu’où on doit aller. Mais les 50 % [de part du nucléaire] restent un des quatre piliers de la transition énergétique », a poursuivi le ministre.