Le réchauffement climatique est l’unique responsable des phénomènes extrêmes en 2016

CLIMAT Pour la première fois, des scientifiques assurent que certains phénomènes climatiques n’auraient pas pu se produire sans le changement climatique…

20 Minutes avec agences

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Les canicules en 2016 sont le résultat du réchauffement climatique provoqué par l'homme.
Les canicules en 2016 sont le résultat du réchauffement climatique provoqué par l'homme. — CROPIX/SIPA

La planète souffre de l’activité humaine. C’est ce que révèle une étude réalisée par 116 chercheurs de 18 pays différents, publiée ce mercredi dans le Bulletin of the American Meteorological Society (AMS) à l’occasion de la rencontre annuelle de l’American Geophysical Union à La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis).

Pour la première fois, des scientifiques soulignent que des phénomènes extrêmes n’auraient pas pu se produire sans le changement climatique.

« Un changement fondamental »

Selon les conclusions de cette étude, le réchauffement climatique serait à l’origine du record mondial de chaleur constaté en 2016, mais aussi de la canicule en Asie ou des eaux inhabituellement chaudes au large de l’Alaska.

« Cette étude marque un changement fondamental », a précisé Jeff Rosenfeld, rédacteur en chef à l’AMS. Et pour cause, les scientifiques savaient déjà que le réchauffement climatique lié à l’activité humaine pouvait provoquer des inondations, des sécheresses ou tout autre phénomène météorologique extrême, mais ils ne l’avaient jamais désigné comme la seule cause. C’est désormais chose faite.

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L’intervention humaine « à l’échelle d’un siècle »

Pour ces chercheurs, les températures records de 2016 ont « uniquement été rendues possibles par un important réchauffement anthropique », résultant de l’intervention humaine, « à l’échelle d’un siècle ».

« Il était extrêmement improbable que les seules variables naturelles aient mené aux anomalies observées », ont-ils expliqué en évoquant notamment « un blanchissement massif de la Grande barrière de corail et l’une des proliférations toxiques d’algues la plus vaste jamais détectée près de la côte de l’Alaska ».

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