Côte d'Azur: Face au plan loup du gouvernement, éleveurs et chasseurs sont inquiets

ANIMAUX En 2016, les Alpes-Maritimes ont enregistré plus de 850 attaques de loups…

Mathilde Frénois

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Illustration d'un loup.
Illustration d'un loup. — G. Durand / 20 Minutes
  • « En 2016, les Alpes-Maritimes ont enregistré plus de 850 attaques », indique la Fédération ovine du département.
  • Eleveurs et chasseurs s’interrogent sur le taux d’hybridation des loups.

Chasseurs et éleveurs sont sur la même ligne. Après le dévoilement en détail par le gouvernement mardi du plan loup, tous se disent inquiets de la gestion de la population du loup.

Le programme, qui prendra effet en 2018 et qui s’achèvera en 2023, prévoit d’abattre 10 % des loups. Entre juin 2017 et juin 2018, 40 d’entre eux pourront être tués. « Face à l’augmentation permanente de la population de loups, la Fédération nationale des chasseurs demande aussi aux ministères en charge de l’Agriculture et de l’Ecologie de relever le plafond du nombre de loups à prélever en 2018, à 120 loups, et ce en prévention des dommages importants sur les exploitations d’élevage », explique-t-elle dans un communiqué.

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Taux d’hybridation

Avec le plan loup, les conditions d’indemnisation seront modifiées. Les compensations ne seront possibles qu’en cas de présence de moyens de protection type chien ou gardiennage. « En 2016, les Alpes-Maritimes ont enregistré plus de 850 attaques qui ont fait plus de 3.000 victimes, toujours plus proches des habitations humaines. Face à ces problématiques de sécurité, l’état répond par un projet de durcissement des conditions d’indemnisation », regrette la Fédération départementale ovine 06.

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Tous s’interrogent également sur le taux d’hybridation des loups, qui sont issus de croisements. « L’hybridation avec les chiens errants, la disparition de la crainte de l’homme et l’explosion du nombre de loups conduisent à des attaques de plus en plus fréquentes et de plus en plus proches des villages », regrette la Fédération départementale ovine pendant que la Fédération nationale des chasseurs estime que cette hybridation « pourrait remettre en cause le statut juridique d’espèce strictement protégée. »