Greenpeace accuse les cantines scolaires de servir trop de viande

ECOLOGIE Greenpeace dénonce des repas trop riches en protéines animales…

20 Minutes avec agence

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Une cantine scolaire, illustration
Une cantine scolaire, illustration — ROMAIN PERROCHEAU / AFP

L’ONG Greenpeace s’est penchée sur les consignes de l’État concernant le contenu des assiettes à l’école. Résultat, un apport en protéines de 2 à 4 fois supérieur aux recommandations des nutritionnistes, révèle Le Parisien.

Des apports en protéines démesurés

Ce n’est bon ni pour la santé ni pour l’environnement. Greenpeace estime que l’État exagère les quantités de protéines animales servies aux enfants à la cantine. L’ONG a passé en revue les recommandations du Groupe d’étude des marchés restauration collective et nutrition (GEM-RCN) qui dépend du ministère de l’Économie.

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Cet organisme gère les achats publics de la restauration collective. Selon Greenpeace, le GEM-RCN recommanderait des « apports en protéines démesurés en comparaison des recommandations édictées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). »

Un repas végétarien par semaine

Un repas comporte de la viande, des légumes, des pâtes, un laitage et un peu de pain. « On arrive à un apport de protéines entre deux et quatre fois supérieur aux recommandations des nutritionnistes » s’inquiète Laure Ducos, chargée de mission agriculture chez Greenpeace.

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En outre, l’étude ne tient compte que du repas de midi. « Il faut compter 30 g par jour de viande, poisson ou œuf à 3 ans ; 70 g à 7 ans pour arriver à 100 g à 10 ans. » rappelle la nutritionniste Laurence Plumey. La médecin salue l’idée du ministre de l’Écologie, Nicolas Hulot, de proposer un repas végétarien par semaine dans les cantines scolaires.

Réduire la consommation de viande

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, souhaite inscrire dans la loi l’objectif de 50 % de produits bio et locaux dans la restauration collective d’ici à 2022. Certaines villes françaises ont d’ailleurs pris les devants. Saint-Étienne (Loire) et Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) servent ainsi des repas 100 % bio et locaux.

Greenpeace rappelle que l’élevage produit 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait classé la charcuterie industrielle « cancérogène », et les viandes rouges « probablement cancérogènes. » pour inciter les gens « réduire la consommation de ces produits ».