Toulouse: Il crée une poubelle pour récupérer et recycler les canettes des sandwicheries

L’IDÉE ÉCOLO Un jeune Toulousain a créé un collecteur de canettes en aluminium pour les fast-foods, qu'ils recyclent ensuite...

Beatrice Colin

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Le Canivor, le collecteur de canettes inventé par l'entreprise toulousaine
Le Canivor, le collecteur de canettes inventé par l'entreprise toulousaine — B. Colin / 20 Minutes
  • Un jeune Toulousain a créé la société La Bouche Verte qui fabrique des collecteurs de canettes.
  • Une dizaine de magasins de restauration rapide du centre-ville de Toulouse ont déjà leur Can’ivor.

En moyenne, chaque année, un Français consomme 76 cannettes, qu’elles soient de soda ou encore de bière. Et souvent c’est à l’heure du déjeuner qu’il la sirote, avec un sandwich acheté dans une boutique de restauration rapide. La plupart du temps, ces cylindres en aluminium terminent à l’incinération après avoir été jetés à la poubelle.

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Pas très écolos tout ça. Pour inverser la tendance, Charles Dauzet a eu l’idée de créer Can’ivor, un collecteur de canettes mis à la disposition des enseignes de fast-food. Tout juste diplômé de la Toulouse Business School, le jeune a créé La Boucle Verte.

Sa petite entreprise fabrique les collecteurs à base de gros bidons d’huile recyclés. Ils sont ensuite installés devant les commerces, et chaque semaine, Charles s’occupe de venir collecter les canettes récupérées. « Je les emmène ensuite chez un récupérateur de métaux qui me les rachète 200 euros la tonne », explique le jeune homme.

Des pubs sur les collecteurs

Mais comme il faut 50.000 canettes pour arriver à une tonne, c’est par un autre moyen que le patron compte rentabiliser sa société. « Les fast-foods ne paient rien non plus, et n’ont d’ailleurs pas l’obligation légale de recycler. C’est l’emplacement publicitaire sur le récupérateur qui est payant », indique-t-il.

Une dizaine d’enseignes du centre-ville ont désormais un Can’ivor. « Je les recyclais déjà, mais cela m’évite d’aller jusqu’au container », note Pedro du salon de thé Momento, rue du Taur.

Celles des clients de PikNik, rue Romiguières, partaient à la poubelle. Aujourd’hui, Charles en récupère près de 150 dans son collecteur. « Ça a l’avantage de réduire la taille de nos poubelles, car c’est ce qui prend le plus de place et durant le service, nous ne sommes plus obligées de les sortir », relève son patron qui estime que la clientèle joue le jeu.