Nîmes: Jean-Pierre Garrigues, président du Crac anti-corrida, est décédé

TAUROMACHIE Le président fondateur du Crac, comité radicalement anti-corrida, est décédé d’une tumeur au cerveau. Il était la bête noire des afficionados…

Jerome Diesnis

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Jean-Pierre Garrigues, président de l'organisation anti-corrida CRAC, le 17 mai 2004 à Toulouse
Jean-Pierre Garrigues, président de l'organisation anti-corrida CRAC, le 17 mai 2004 à Toulouse — LIONEL BONAVENTURE AFP

Il luttait depuis quinze ans contre la corrida. Jean-Pierre Garrigues est décédé à l’âge de 53 ans dans la nuit de samedi à dimanche. Il luttait depuis deux ans contre une tumeur cérébrale. Trop affaibli par la maladie pour continuer le combat, il avait annoncé en octobre la dissolution du comité radicalement anti-corrida (Crac), dont il était le fondateur. Avant de revenir sur sa décision sur la pression de dizaines de personnes venues le soutenir et d’en confier l’avenir à une nouvelle équipe.

Nombreuses opérations coup de poing

Le mouvement anti-corrida s’est fait connaître par de nombreuses opérations coups de poing, notamment dans des arènes de village du Gard. La plus célèbre avait eu lieu en 2011 à Rodilhan, village où il enseignait. Le président du Crac, accompagné de plusieurs dizaines de personnes, s’y était enchaîné sur la piste des arènes pour interrompre une corrida. Ils avaient été violemment frappés par des afficionados. Des peines de prison ferme avaient été prononcées lors du procès.

Originaire de Nancy, Jean-Pierre Garrigues était arrivé dans le Gard à l’adolescence. Trois membres de la direction du Crac Europe ont annoncé son décès dimanche dans un communiqué de presse.