Tri sélectif: Trois bonnes résolutions à prendre d'urgence en région Paca pour combler le retard

TRI SELECTIF Cette année encore, la région Paca est loin derrière la moyenne nationale en termes de tri sélectif…

Mathilde Ceilles

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Marseille le 25 janvier 2011 - Illustration sur le tri selectif
Marseille le 25 janvier 2011 - Illustration sur le tri selectif — P.MAGNIEN / 20 MINUTES
  • En 2016 encore, la région Paca est en retard en matière de tri sélectif, loin derrière la moyenne nationale.
  • Il existe des solutions qui pourraient rapidement changer la donne.

Avant-dernière, devant la région Ile-de-France qui porte le bonnet d’âne en la matière. Avec seulement 23 kg d’emballages ménagers triés en moyenne par chaque habitant en 2016, la région Paca est toujours en dessous de la moyenne nationale de 47,6 kg par habitant, selon des chiffres communiqués par Citeo ce mardi. Cet éco-organisme accompagne entreprises et collectivités locales dans leurs démarches de réduction des déchets. En Paca, même si la tendance évolue petit à petit à la hausse, il existe encore des pistes à explorer pour sensiblement améliorer ces chiffres.

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Tordre le cou aux idées reçues. En région Paca, ce sont 164.000 tonnes d’emballages ménagers qui ont été recyclés en 2016. Un chiffre en hausse de 3 %, mais qui ne suffit pas à combler le retard, et faire du tri sélectif une habitude pour tous les habitants. Alors, pour convaincre les sceptiques, Citeo enfile sa casquette de pédagogue. « Il faut une confiance dans le devenir du geste de tri », explique Christine Leuthy-Molina. La directrice régionale de Citeo s’appuie notamment sur un baromètre lancé en 2015. « Il y a une collecte derrière le geste de tri, il faut lever le doute. 68 % des emballages ménagers mis sur le marché en France sont recyclés. »

Trier aurait également une incidence sur le porte-monnaie selon Christine Leuthy-Molina. « La taxe pour les ordures ménagères comprend le coût du traitement des ordures ménagères. Si les gens ne trient pas, ça coûtera beaucoup plus cher. Ainsi, en mettant le verre dans la colonne dédiée, on fait réaliser une économie de 130 euros. » Des opérations de sensibilisation ont été mises en place, notamment auprès des nouveaux étudiants d’Aix-Marseille à la rentrée scolaire.

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Installer davantage de points de collecte. Un Français trie en moyenne deux fois moins en habitat collectif urbain qu’en milieu rural. Dans les métropoles toulonnaise, niçoise ou marseillaise, le nombre de points de collecte est parfois insuffisant. « Toutes les métropoles ont plus de difficultés à installer des points de collectes, notamment en raison d’un manque de place », analyse Christine Leuthy-Molina. Des plans d’action sont mis en œuvre pour systématiser le geste du tri du papier et du verre, deux matériaux facilement identifiables par tous. Alors que 360 points de collecte du verre supplémentaires ont été installés dans les Bouches-du-Rhône, le tri du verre est en hausse de 4 % en 2016 par rapport à 2015.

Moderniser les centres de tri. On n’y pense pas forcément, mais une modernisation des centres de tri peut contribuer à améliorer les performances de la région Paca. L’installation de machines de tri plus performantes, dotées par exemple de la fibre optique, permet de tirer l’ensemble des déchets plastiques. Actuellement, en région Paca, seul un quart de la population peut trier tous ses emballages ménagers sans distinction. Les centres de tri de Cannes et du Muy dans le Var ont été modernisés, celui de Manosque devrait bientôt suivre. Objectif : que tous les habitants puissent trier tous leurs emballages d’ici 2022. La Métropole d’Aix-Marseille Provence travaille notamment dans ce sens pour moderniser le seul centre de tri des Bouches-du-Rhône, situé aux Pennes-Mirabeau.