Climat: La Syrie rejoint l'accord de Paris, les Etats-Unis seuls au monde

PLANETE Damas a annoncé lors de la COP23 à Bonn, mardi, son intention de rejoindre les 196 pays signataires..

20 Minutes avec AFP

— 

Le pont Marie, sur la Seine, illuminé en vert après la signature de l'accord de Paris, le 4 novembre 2016.
Le pont Marie, sur la Seine, illuminé en vert après la signature de l'accord de Paris, le 4 novembre 2016. — Xavier Francolon/SIPA

Les Etats-Unis complètement isolés. Mardi, la Syrie a annoncé lors de la COP23 à Bonn son intention de rejoindre l'accord de Paris contre le réchauffement planétaire. Après la décision de Donald Trump de claquer la porte, les Etats-Unis sont désormais seuls au monde.

«Nous comprenons que le gouvernement de Syrie a annoncé aujourd'hui son intention de rejoindre l'accord de Paris», a confirmé un porte-parole de la Convention climat des Nations unies. Selon lui, Damas devra désormais déposer ses instruments de ratification auprès de l'ONU à New York.

197 pays sur 198

Le pays sera ainsi le 197e et dernier Etat à rejoindre l'accord, à ce stade ratifié par 169 Etats et entré en vigueur moins d'un an après son adoption à Paris fin 2015. L'accord a aussi été porté, signé puis ratifié par l'administration Obama, avant d'être dénoncé par le président Donald Trump, élu fin 2016.

«C'est super! Ils sont la dernière partie à la Convention climat de l'ONU à signer l'Accord de Paris,» a réagi Chai Qimin, négociateur pour la Chine. «Ce qui n'en laisse qu'un à avoir annoncé son retrait», a-t-il ajouté, sans nommer Washington.

Une sortie pas avant 2020

Le président Trump a annoncé le 1er juin sa décision de retirer son pays de l'accord de Paris. «A moins que le président puisse identifier des termes qui soient plus favorables aux entreprises, travailleurs et contribuables américains», avait indiqué l'administration, sans jamais donner de précisions. L'accord de Paris vise à limiter le réchauffement mondial bien en-deçà de 2°C par rapport à la Révolution industrielle.

Avec la décision du Nicaragua, en octobre, de signer un accord qu'il avait d'abord jugé insuffisant et avec le ralliement syrien, Washington se retrouve seul à dénoncer le pacte. Les statuts du texte ne lui permettent cependant pas d'en sortir concrètement avant le 4 novembre 2020, au lendemain de la prochaine présidentielle américaine.