Bretagne: Pour stopper l'asphyxie des poissons, il faut attendre «le retour de la pluie»

ENVIRONNEMENT Des centaines de poissons ont été retrouvés en difficulté…

C.A.

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Illustration de la Vilaine, ici le moulin du Boël, au sud de Rennes.
Illustration de la Vilaine, ici le moulin du Boël, au sud de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il ne fait pas bon être un poisson ces derniers mois dans les rivières d’Ille-et-Vilaine. Après la Seiche, frappée cet été par une pollution générée par l’usine Lactalis, ce sont la Vilaine, le Meu et le Semnon qui subissent une mortalité inquiétante des poissons.

« Pas liée à une pollution illicite »

Saisie, la police de l’eau vient de rendre ses premières conclusions. Selon les services de l’Etat « la mortalité observée des poissons, considérée comme faible, n’est probablement pas liée à une pollution illicite ». L’administration évoque « la conjugaison d’un très faible débit d’étiage » lié à la sécheresse et « la faible l’oxygénation naturelle de l’eau stockée en amont des moulins ».

Pour la préfecture, il faudra attendre « le retour des pluies » pour mieux diluer les différents rejets effectués dans les cours d’eau par les stations d’épuration et usines.

Egalement frappée par une mortalité des poissons, la Vilaine est sous surveillance. La semaine dernière, des centaines de poissons morts ont été retrouvées à hauteur d’Acigné. « L’enquête se poursuit. Aucune source de pollution n’a été localisée pour le moment », explique la préfecture, qui précise que « les mesures effectuées montrent que le taux en oxygène est en amélioration ».