Cannes: La cité des festivals en «alerte tsunami» (pour un exercice), c'est une première en France

SECURITE Son retour sur expérience devrait « permettre de développer la prévention du risque tsunami sur l’ensemble du territoire français »...

Fabien Binacchi

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Une vue sur la Croisette de Cannes, le 30 juillet 2013
Une vue sur la Croisette de Cannes, le 30 juillet 2013 — Valery Hache AFP
  • Mardi, à 9h, un (faux) séisme de magnitude 7.2 de l’autre côté de la Méditerranée va menacer la Croisette.
  • Les autorités cannoises seront évaluées sur la gestion de cette crise.
  • Leurs conclusions « permettront de développer la prévention du risque tsunami sur l’ensemble du territoire français ».

Branle-bas de combat : une déferlante menace la Croisette. Ce mardi matin, les autorités cannoises seront sur le pied de guerre pour faire face à une « alerte tsunami »… pour de faux. « Cannes sera la première ville de France à organiser un exercice de simulation dans le cadre de son Plan de sauvegarde communal (PCS) », a indiqué la ville lundi.

Un test monté dans le cadre d’un partenariat entre la commune et le Centre d’information pour la prévention des risques majeurs (CYPRES). Concrètement, rien ne sera visible par le public, mais une cellule de crise sera mise à rude épreuve selon un scénario déjà établi.

Un séisme de magnitude 7.2 de l’autre côté de la Méditerranée

Top départ à 9 h précises. La (fausse) alerte donnée par le Centre d’alerte tsunami (CENALT) sera relayée par le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC) : un séisme de magnitude 7.2 sur la plaque algérienne est susceptible de provoquer un tsunami sur les côtes méditerranéennes.

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« Les caractéristiques "tsunamigènes" sont vérifiées, la vague et sa vitesse sont calculées ainsi que l’heure d’arrivée de ces vagues sur les côtes françaises. Ces données sont transmises aussitôt par le COGIC. La préfecture relaie alors l’information au maire de Cannes environ une heure avant l’arrivée de la première grosse vague », détaille la ville.

Evacuation des ports, des plages et de tout le littoral

L’occasion pour la cité des festivals de se tester notamment pour la mise en sécurité des personnes. Elle devra notamment organiser l’évacuation des ports, des plages et du littoral avec la mise en place de mesures de protection.

La mairie sera évaluée sur sa gestion de la crise pendant toute la durée du passage du tsunami mais aussi sur l’après, et notamment sur l’organisation des secours. Ses conclusions « permettront de développer la prévention du risque tsunami sur l’ensemble du territoire français », explique-t-elle.