Ariège: La réouverture de la mine de Salau, pour eux c'est toujours non

POLLUTION Les opposants à la réouverture de la mine de Salau, en Ariège, étaient à Toulouse pour dénoncer les risques de pollution des eaux de la Garonne dus aux résidus miniers laissés sur place par l'ancien exploitant...

B.C.

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Lors d'une manifestation devant l'ancienne mine de Salau, en septembre 2017.
Lors d'une manifestation devant l'ancienne mine de Salau, en septembre 2017. — REMY GABALDA / AFP

Lundi matin, à Toulouse, les opposants à la réouverture de la mine de tungstène de Salau, en Ariège, ont remis un bidon de terre polluée aux élus de la Région. Un symbole pour ces riverains du site fermé en 1986 et pour lequel l’entreprise Variscan a obtenu un permis d’explorer attribué par l’Etat.

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Information des risques

« Jamais rien n’a été fait pour régler la dépollution de ce tas de terre d’un million de m3 dans lequel il y a du cadmium, de l’arsenic et des métaux lourds issus de l’ancienne exploitation de la mine et qui peuvent glisser dans la rivière. Nous sommes donc tous concernés, en Ariège mais aussi à Toulouse, car le Salat se déverse dans la Garonne », avance Marcel Ricordeau, le président du Comité écologique ariégeois, soutenu par Stop Mine Salau.

Ce baril, les militants l’ont donc convoyé en canoë de Salau à Toulouse lors de l’opération « Plus belle - Poubelle la rivière ». Un moyen de sensibiliser les habitants et les autorités au problème actuel de pollution du site mais aussi aux futures difficultés qui pourraient naître d’une nouvelle exploitation.

« Tout le monde est concerné par ce sujet de l’exploitation de la mine et ses conséquences sur la pollution de l’eau. Il faut que nous soyons vigilants, notamment sur les impacts sur le plan touristique », souligne Kamal Chibli, vice-président PS de la région Occitanie qui rappelle qu’en la matière, les compétences de sa collectivité sont limitées.