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GASPILLAGE ALIMENTAIREUne appli pour organiser la distribution des invendus des supermarchés

VIDEO. Une appli pour organiser la distribution des invendus de la grande distribution

GASPILLAGE ALIMENTAIRE
C’est dans les Hauts-de-France que l’application The food life a été lancée ce lundi…
L'application The Food Life va connecter supermarchés, associations et particuliers pour limiter le gaspillage alimentaire (illustration).
L'application The Food Life va connecter supermarchés, associations et particuliers pour limiter le gaspillage alimentaire (illustration). - M.Libert / Archives 20 Minutes
Mikaël Libert

Mikaël Libert

A l’occasion de la journée nationale contre le gaspillage alimentaire, une application pour smartphones a été lancée, lundi, à Lille. The food life doit mettre en relation les acteurs de la grande distribution, les associations et les particuliers pour organiser la distribution des invendus. Une obligation légale sous peine d’amende depuis début 2016.

A l’origine du projet, Arash Derambarsh, médiatique élu local (LR) de Courbevoie, accompagné de Marc Simoncini, créateur du site Web de Meetic. « Il faut aller plus loin que cette loi, même si elle a déjà prouvé son efficacité avec dix millions de repas distribués en deux ans », assure Arash Derambarsh. Selon lui, le fonctionnement est simple : « On repère les enseignes inscrites autour de soi et les associations avec lesquelles elles travaillent puis il suffit de se rendre au point de distribution ».

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« Nous savons que certaines personnes vont abuser »

« Il n’y a pas d’inscription pour les bénéficiaires, il faut que ça aille vite et que ce soit fluide », renchérit Marc Simoncini. Parce que dans ce système, tout le monde peut aller récupérer des denrées auprès des associations sans aucune condition. « Nous savons que certaines personnes vont abuser, que d’autres vont même essayer de revendre les produits. Mais ce sera une minorité. Créer un fichier des démunis n’est de toute façon pas dans l’esprit de notre démarche ».

Arash Derambarsh assure que depuis 2016, 5.000 associations se sont créées, en plus des acteurs majeurs comme le Secours populaire, pour récupérer et distribuer les invendus. Bémol, la plupart ne sont pas autorisées à stocker les produits. L’élu LR réfute néanmoins l’aspect usine à gaz : « C’est simple, les associations distribuent les invendus du jour. Ce qui leur reste sur les bras est donné aux plus grosses structures qui, elles, sont habilitées à stocker ».

Coquille vide

Malgré un lancement en grande pompe, l’appli reste pour l’instant une coquille vide, aucun acteur de la grande distribution n’ayant encore contribué à l’application. « Ça demande du temps car ils ne viennent pas forcément d’eux-mêmes. Pour les intéresser, il faut aussi que ce soit médiatique », poursuit Marc Simoncini. « Nous allons y venir, mais il n’est pas question de priver les structures avec lesquelles nous travaillons déjà pour en approvisionner d’autres », se défend Régis Degelcke, président du conseil d’administration d’Auchan Holding.

S’oriente-t-on vers une guerre entre assos pour récupérer les précieux invendus, comme l’a confié à 20 Minutes une bénévole du Secours populaire ? « Non, affirme Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France. Même si on veut arriver au zéro gaspillage, il y a encore largement de quoi faire pour tout le monde », poursuit-il. La région entend d’ailleurs faire entrer les cantines des lycées dans The food life, au même titre que les supermarchés.

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