Un lion africain (illustration).
Un lion africain (illustration). — AFP

MOBILISATION

Animaux de cirque: Les directeurs de cirque veulent continuer à utiliser des animaux sauvages en captivité

Les directeurs de cirque sont inquiets, après la création par le ministre de l'Ecologie d'un «groupe de travail sur le bien-être animal»...

Une délégation de 80 responsables de cirque est reçue ce lundi à Paris par un représentant du gouvernement, afin d’évoquer l’utilisation des animaux sauvages dans les spectacles de cirque.

Personnellement opposé à la captivité des animaux sauvages, le ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot a récemment créé un « groupe de travail sur le bien-être animal ». L’initiative suscite la colère des directeurs de cirque, qui craignent qu’un jour, la loi les oblige à supprimer ces animaux de leurs spectacles, explique  RTL.

Les professionnels du cirque se défendent

Pour se défendre, les responsables avancent le fait que les animaux sauvages sont protégés dans l’enceinte d’un cirque, et qu’ils ne peuvent être tués par des chasseurs, contrairement à ce qui se produit dans leur habitat naturel.

Les tigres, chevaux, lions, lamas, hippopotames, singes et autres éléphants sont par ailleurs nés en captivité et n’ont rien connu d’autre, argumentent les professionnels du secteur.

Des conditions de vie terribles pour les animaux

Face à eux, les associations de défense des animaux dénoncent les conditions de vie des animaux de cirque. Ces derniers peuvent en effet être enfermés dans de petites cages, ou encore être dressés en utilisant des méthodes qui les font souffrir, comme la privation de nourriture.

Les défenseurs du bien-être animal n’hésitent d’ailleurs pas à saisir la justice lorsque les animaux leur semblent être victimes de maltraitance. Le débat est donc lancé, avec l’Etat pour arbitre.

En France, malgré la perte d’intérêt du grand public pour ce type de numéros, il existe encore 250 cirques, « employant » près de 2.000 bêtes sauvages.

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