Sea Shepherd renonce à traquer les baleiniers japonais dans le Grand Sud

MER L’organisation écologiste reconnaît ses propres limites face à la puissance maritime nippone…

20 Minutes avec AFP

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Un bateau de l'organisation écologique Sea Shepherd.
Un bateau de l'organisation écologique Sea Shepherd. — Institute of Cetacean Research

Sea Shepherd baisse les bras. L’organisation écologiste a renoncé à sa campagne annuelle de harcèlement des baleiniers japonais dans le Grand Sud, reconnaissant ses propres limites face à la puissance maritime nippone.

L’association est engagée depuis douze ans dans de spectaculaires opérations en haute mer dont le but est d’empêcher les navires japonais de chasser la baleine. Elle affirme avoir d’une part sauvé des milliers de cétacés et de l’autre révélé au monde les activités illégales des baleiniers.

« Une surveillance militaire » pour suivre « les mouvements des bateaux de Sea Shepherd »

Le fondateur de Sea Shepherd, le Canadien Paul Watson, a annoncé dans un communiqué que les navires de l’organisation n’appareilleraient pas cette année, expliquant que de nouvelles stratégies de lutte étaient nécessaires.

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« Nous avons découvert que le Japon recourt désormais à une surveillance militaire pour suivre en temps réel par satellite les mouvements des bateaux de Sea Shepherd », a-t-il dit dimanche dans un communiqué. « S’ils savent où nos navires se trouvent à tout moment, ils peuvent facilement nous éviter », a-t-il ajouté, en reconnaissant l’impact plus faible de la campagne 2016-2017. « Nous ne pouvons lutter contre leur technologie de type militaire. »

Le Japon prétend pêcher les baleines à des fins scientifiques. Mais les organisations de défense des cétacés ainsi que plusieurs pays estiment que Tokyo utilise de façon malhonnête une exception dans le moratoire sur la pêche à la baleine datant de 1986.