Bébé panda: Des associations de protection des animaux réclament son retour en milieu naturel

ANIMAUX La Fondation Brigitte Bardot et l'association Stéphane Lamart pour la défense des droits des animaux estiment que la place du bébé panda est dans son milieu naturel...

M.P. avec AFP

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Dévoilement du nom du bébé panda géant de Pairi Daiza : Tian Bao (Trésor du ciel).
Brugelette (Belgique), le 15 septembre 2016.
Dévoilement du nom du bébé panda géant de Pairi Daiza : Tian Bao (Trésor du ciel). Brugelette (Belgique), le 15 septembre 2016. — FREDERIC SIERAKOWSKI/ISOP/SIPA

La Fondation Brigitte Bardot et l’association Stéphane Lamart pour la défense des droits des animaux, deux organismes de protection des animaux ont critiqué la naissance vendredi soir au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) de jumeaux pandas estimant que la place de ces animaux est dans leur milieu naturel.

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« Des millions d’euros brassés dans cette campagne franco-chinoise de communication »

« En Chine, il existe des programmes de conservation du panda qui auraient pu faire bien davantage pour l’espèce, en bénéficiant directement, des millions d’euros brassés dans cette campagne franco-chinoise de communication », estime la Fondation Brigitte Bardot de défense des animaux, rappelant que les pandas géants sont sur la liste rouge mondiale des espèces menacées établie par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

« Les bébés pandas du zoo de Beauval seront-ils un jour libérés ? », demande-t-elle. « L’urgence est de protéger l’habitat du panda pour assurer sa survie et non d’exposer, comme un trophée, des individus qui ont peu de chance de se retrouver un jour dans leur milieu naturel… qui n’a pas grand-chose à voir avec l’enclos d’un zoo du Loir-et-Cher ».

Ces critiques émanent de gens « qui n’ont pas suivi l’évolution des parcs zoologiques »

Après la Fondation Brigitte Bardot, l’association Stéphane Lamart pour la défense des droits des animaux a, elle, dégainé à son tour samedi en se disant « farouchement opposée à la captivité d’animaux sauvages quels qu’ils soient dans les zoos qui, malgré tous les agencements imaginables, ne reproduiront jamais le milieu naturel dont ils ont besoin, ne serait-ce qu’en termes de climat ».

Pour Françoise Delord, fondatrice du zoo de Beauval dont elle est la présidente d’honneur, ces critiques émanent de gens « qui n’ont pas suivi l’évolution des parcs zoologiques, dont la mission est de favoriser la préservation des espèces menacées ». Elle a assuré qu’elle serait « ravie de rencontrer Brigitte Bardot », dont la Fondation a dénoncé, dès avant la naissance, ce qu’elle juge être une « affaire commerciale » au détriment du programme chinois de préservation de l’espèce.

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Pour rappel, en dehors de Chine, seuls 22 parcs zoologiques dans le monde possèdent des pandas. Les parents des jumeaux, Huan Huan et Yuan Zi, ont été prêtés pour dix ans au zoo de Beauval. Leur petit sera remis à la Chine d’ici trois ans, lorsqu’il sera sevré.