Extinction des lumières des façades: Des améliorations mais les contrôles sont insuffisants

GASPILLAGE Un arrêté de 2013 impose l’extinction des éclairages des façades et vitrines au plus tard à 1h du matin. L’Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes déplore toutefois des contrôles insuffisants...

20 Minutes avec AFP
Les vitrines des Galeries Lafayette illuminées pour les fêtes de Noël.
Les vitrines des Galeries Lafayette illuminées pour les fêtes de Noël. — BENAROCH/SIPA

Vitrines, bureaux, façades... Les villes de France affichent moins d'«éclairages inutiles» depuis la publication en 2013 d'un arrêté d'extinction, indique lundi l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes, qui appelle cependant à un renforcement des contrôles.

Bordeaux, Grenoble, Limoges… dans les mauvais élèves

La situation est «contrastée» selon les villes, pointe l'ANPCEN, qui après enquête a recensé 70% de sites non conformes à Bordeaux par exemple. Autres mauvais élèves, Grenoble, Limoges, Marseille, Saint-Etienne. Lille, Nantes, Strasbourg, Toulouse sont en revanche bons élèves.

Paris est en position moyenne (39% de sites conformes, 52% de partiellement conformes, 9% de non conformes), comme Lyon, Nice et Montpellier.

Des améliorations notables

«La première mesure de limitation des éclairages inutiles en milieu de nuit a produit des améliorations notables, montrant l'intérêt de fixer des limites à l'actuelle croissance exponentielle de la lumière artificielle émise la nuit», estime l'ANPCEN. «Il reste néanmoins des statu quo difficilement compréhensibles», ajoute-t-elle.

L'arrêté impose l'extinction des éclairages des façades et vitrines au plus tard à 01h00, et des intérieurs de locaux à usage professionnel une heure après la fin de leur occupation.

Depuis son entrée en vigueur, le 1er juillet 2013, l'association en suit l'application via des bénévoles qui descendent la nuit dresser des constats sur le terrain (plus de 500, dans 13 villes).

« Une forte mobilisation des autorités » demandée

Les «progrès ne s'effectueront pas sans une forte mobilisation des autorités. Qu'il n'y ait de la part de l'Etat comme des collectivités aucune mesure prise pour effectuer le suivi de la réglementation publique, constitue une négation des impacts des nuisances apportées par le sur-éclairage aux Français et à l'environnement», dénonce l'organisation.