Transition écologique: Le gouvernement va ouvrir un site internet pour attirer les chercheurs

ECOLOGIE L’objectif de cette annonce faite par le ministre de la Transition écologique est d’attirer les acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique, chercheurs américains ou chercheurs français qui étaient partis aux Etats-Unis…

A.B. avec AFP
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Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, assiste à son premier Conseil des ministres le 18 mai 2017.
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, assiste à son premier Conseil des ministres le 18 mai 2017. — AFP

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé mardi que le gouvernement allait « ouvrir un site internet pour les chercheurs qui veulent participer à la transition écologique », dans le droit fil de l’appel du président Macron jeudi.

Attirer les chercheurs américains ou exilés

Après la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris, Emmanuel Macron avait appelé jeudi les chercheurs et entrepreneurs américains à venir en France travailler sur le climat. Le but de ce site sera de « créer toutes les conditions pour faciliter l’accueil de ces chercheurs dont nos propres chercheurs qui se sont exilés, pour qu’ils puissent venir nourrir la recherche fondamentale et appliquée dans ces sujets », a annoncé le ministre.

Il s’exprimait au sortir d’une table ronde qui a réuni mardi après-midi des personnalités de la société civile, membres d’ONG, entrepreneurs, chercheurs et experts sur la mobilisation des acteurs de la société civile pour le climat.

« Réaffirmer un message de solidarité envers les victimes des changements climatiques »

Cette table ronde se déroulait en présence de Nicolas Hulot et de ses homologues Jean-Yves le Drian (Europe et Affaires étrangères) et Frédérique Vidal (Recherche). Cette réunion était aussi l’occasion de « réaffirmer un message de solidarité envers les victimes des changements climatiques », a dit Nicolas Hulot.

Elle a aussi permis d’établir « un début de processus de coordination qui va associer l’intelligence collective de nos ONG avec la volonté politique qui existe dans tout le gouvernement », a poursuivi Nicolas Hulot. La France va poursuivre sa « diplomatie climatique », a-t-il souligné. « C’est l’effet inattendu de la décision des Etats-Unis : il y a des coalitions nouvelles en train de se créer entre États, entre États et collectivités, entre États et acteurs économiques, et avec des États américains. C’est cette coalition que nous allons renforcer », a-t-il conclu.