VIDEO. Canada: Un dinosaure retrouvé parfaitement fossilisé

PALÉONTOLOGIE Les paléontologues ont révélé les détails des écailles, des yeux et des narines du nodosaure, dont des restes du dernier repas ont aussi été retrouvés après 110 millions d'années...

20 Minutes avec agence
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110 millions d’années après sa mort, un dinosaure fossilisé découvert en 2011 au Canada fascine les spécialistes par la qualité de sa conservation. Il est exposé en mai 2017 au Royal Tyrell Museum.
110 millions d’années après sa mort, un dinosaure fossilisé découvert en 2011 au Canada fascine les spécialistes par la qualité de sa conservation. Il est exposé en mai 2017 au Royal Tyrell Museum. — Capture d'écran / YouTube

110 millions d’années après sa mort, un dinosaure fossilisé découvert en 2011 au Canada fascine les spécialistes par la qualité de sa conservation. Cet incroyable spécimen de nodosaure est exposé depuis le début du mois de mai au Royal Tyrrell Museum, situé dans l’État canadien de l’Alberta.

Le public peut ainsi admirer les détails des écailles et des organes de l’animal, encore facilement visibles grâce à la pétrification exceptionnelle du corps de l’herbivore d’1,5 tonne.

« Un tel niveau de fossilisation est aussi rare que de gagner au loto »

« Un tel niveau de fossilisation est aussi rare que de gagner au loto », ont confié à National Geographic les paléontologues chargés d’étudier le squelette de cinq mètres. Les scientifiques attribuent cette exception au fait que l’animal serait mort noyé dans un fleuve.

Sa dépouille aurait alors atteint la mer, puis coulé, et aurait été recouverte de minéraux et de boue, protégeant le spécimen pendant des millions d’années avant sa découverte par accident lors de travaux miniers en Alberta, explique le New York Times.

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Le spécialiste des fossiles Mark Mitchell et son équipe ont depuis passé plus de 7.000 heures à délicatement restaurer et analyser les restes momifiés du nodosaure, parvenant au passage à révéler les détails de la peau, de la pointe des écailles, des narines ou des yeux de l’animal. Et même le contenu de ses intestins, qui a permis aux scientifiques d’en apprendre davantage sur l’alimentation de l’espèce.