Indonésie: Un bébé orang-outan transformé en «animal de compagnie» sauvé

ANIMAUX En Indonésie, il est interdit de garder un orang-outan comme un animal de compagnie...

20 Minutes avec AFP

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Un orang outan sauvé à Bornéo, en Indonésie.
Un orang outan sauvé à Bornéo, en Indonésie. — ADEK BERRY / AFP

Un bébé orang-outan de Bornéo vivant comme un animal de compagnie dans une famille, problème fréquent en Indonésie, a été sauvé par des défenseurs des animaux qui en prennent soin avant qu’il ne retrouve son milieu naturel.

Vena, une femelle âgée de sept mois, vivait chez une habitante d’un village malgré l’interdiction de cette pratique, dans le district de Kendawangan, sur la partie indonésienne de l’île de Bornéo.

Les feux de forêts également en cause

Des villageois l’ont signalée au Centre international de secours pour animaux qui l’a récupérée au début du mois, a indiqué cette ONG.

Depuis, Vena est nourrie au lait avec des vitamines par le personnel qui lui change régulièrement ses couches.

L’an passé, l’ONG a récupéré 22 orangs-outans contraints de vivre en captivité comme des animaux de compagnie ou dont l’habitat naturel avait été détruit par les immenses feux de forêts souvent allumés illégalement pour étendre les plantations d’huile de palme, dont l’Indonésie est le premier producteur mondial.

Perte de l'instinct de survie

Même quand des orangs-outans sont gardés avec soin, comme c’était le cas de Vena, des défenseurs des animaux répètent qu’il s’agit d’une mauvaise pratique car il est par la suite difficile pour les singes de survivre dans un milieu naturel.

« Beaucoup de gens ne réalisent pas que garder des orangs-outans comme des animaux de compagnie est illégal et peut leur faire perdre leur instinct pour vivre dans la nature », explique Ruswanto, un responsable de l’agence indonésienne de protection de la faune et la flore.

Bariah, une femme qui gardait chez elle la femelle Vena, s’était déjà fait prendre avec un autre bébé orang-outan plus tôt cette année.

Une « école de la jungle »

« Je sais que les orangs-outans sont une espèce protégée, je ne leur faisais rien de mal, je prenais simplement soin d’eux », a déclaré cette mère de sept enfants.

Une fois qu’ils sont pris en charge par l’ONG, les jeunes orangs-outans sont envoyés dans une « école de la jungle », où ils passent en général plusieurs années à apprendre à être livrés à eux-mêmes avant d’être relâchés dans la nature.