La pollution de l'air sera bientôt plus meurtrière en Inde qu'en Chine

SANTE La dégradation de la qualité de l’air en Inde en fait l’une des atmosphères les plus meurtrières au monde…

20 Minutes avec agences

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Des piétons dans une rue de New Delhi lors d'un jour de forte pollution, le 1er décembre 2015 en Inde
Des piétons dans une rue de New Delhi lors d'un jour de forte pollution, le 1er décembre 2015 en Inde — ROBERTO SCHMIDT AFP

La pollution de l’air est désormais responsable chaque année en Inde de 1,1 million de décès prématurés, un niveau égal à celui de son voisin chinois. Selon un rapport publié mardi par deHealth Effects Institute et l’Institute for Health Metrics and Evaluation, deux instituts de recherche sanitaire américains, si le nombre de morts en Chine s’est stabilisé ces dernières années, il a rapidement progressé en Inde où l’atmosphère est devenue l’une des plus meurtrières au monde.

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Les particules en suspension PM2,5 en cause 

Dans ce pays, la concentration de particules en suspension dans ses grandes villes y est souvent très au-delà des plafonds recommandés pour la santé. Ainsi, entre 1990 et 2015, l’Inde a enregistré une augmentation de près de 50 % de morts liées aux particules en suspension PM2,5 (matières particulaires de 2,5 microns ou moins).

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De par leur petite taille (environ un trentième du diamètre d’un cheveu humain), ces particules fines s’infiltrent dans l’organisme en allant se loger dans les poumons. Elles accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons. « L’Inde rattrape maintenant la Chine en nombre de morts attribuables aux PM2,5 », conclut alors l’étude du Health Effects Institute et de l’Institute for Health Metrics and Evaluation.

Le nombre de décès a bondi en 2015

Si des mesures antipollution mises en place en Chine ont permis globalement d’y stabiliser les décès liés au « smog » depuis 2005, en Inde, ces décès ont bondi de 737.400 en 1990 à 1,09 million en 2015. Et la situation ne semble pas près de s’améliorer dans ce pays de 1,25 milliard d’habitants très dépendant du charbon.

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Pour rappel, New Delhi a connu cet automne un épisode de pollution d’une rare violence, qui a vu pendant une dizaine de jours la capitale indienne emprisonnée dans un brouillard toxique.