La compagnie Cathay utilisera du biocarburant sur ses vols pour les Etats-Unis

ENERGIE La compagnie aérienne hongkongaise utilisera un mélange de carburants conventionnels et de biokérosène, à partir de 2019. Objectif : réduire ses émissions carbone de 80%...

20 Minutes avec AFP

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Un Airbus de la Cathay Pacific à l'aéroport de Hong Kong (illustration).
Un Airbus de la Cathay Pacific à l'aéroport de Hong Kong (illustration). — STR/EyePress/NEWSCOM/SIPA

La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific a annoncé qu’elle utiliserait des biocarburants issus de déchets sur certains vols long-courrier afin de tenter de réduire les émissions à effet de serre, a rapporté mardi la presse hongkongaise.

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Ces vols entre l’ancienne colonie britannique et les Etats-Unis, où sont produits les biocarburants en question, utiliseront un mélange de carburants conventionnels et de biokérosène, à partir de 2019, selon le South China Morning Post.

Réduire ses émissions carbone de 80 %

Cathay espère ainsi réduire ses émissions carbone de 80 %. « Les biocarburants de l’aviation vont jouer un rôle clé chez Cathay et dans la quête de l’industrie pour des émissions moindres », a dit au Post le directeur de Cathay chargé des biocarburants, Jeff Ovens.

Cathay avait investi en 2014 dans la société américaine Fulcrum BioEnergy, qui transforme les déchets municipaux solides en biokérozènes. « Ces carburants auront une empreinte carbone plus basse que les carburants fossiles, à un prix compétitif par rapport aux carburants traditionnels », a ajouté Jeff Ovens.

Des achats de kérosène parfois très onéreux

Les compagnies aériennes sont handicapées par la volatilité des cours du brut. Alors que les cours du pétrole dégringolaient l’année dernière après avoir atteint des sommets, Cathay a perdu au premier semestre 4,49 milliards de dollars hongkongais (540 millions d’euros) sur des contrats de couverture pour des achats de kérosène conclus au moment où celui-ci était beaucoup plus onéreux.

Le groupe avait publié un bénéfice net de 353 millions de dollars hongkongais (40 millions d’euros), en chute libre de 82 % sur un an.