Réchauffement climatique: Un tiers d'ours polaires en moins d'ici à 2050

ENVIRONNEMENT Une évaluation de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait déjà classé «ursus maritimus» dans la colonne «vulnérable» sur sa liste des espèces en danger...

20 minutes avec agences

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Un ours polaire sur le Spitzberg, en Norvège.
Un ours polaire sur le Spitzberg, en Norvège. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Il y a 70 % de risques que la population d’ours blancs, estimée à 26.000 individus, diminue de plus de 30 % dans les 35 prochaines années, c’est-à-dire en trois générations. Tel est le triste constat d’une étude publiée récemment dans la revue britannique Royal Society’s Biology Letters.

D’autres études sont parvenues à des conclusions similaires, notamment une évaluation de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui a classé « ursus maritimus » dans la colonne « vulnérable » sur sa liste des espèces en danger.

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L’étude est la plus complète à ce jour

L’étude parue mercredi a, elle, évalué de manière systématique les conséquences de la fonte de la banquise arctique sur ce plus grand ours du monde et est la plus complète à ce jour. Les chercheurs ont croisé des données sur la banquise recueillies par satellite pendant trente-cinq ans avec tous les changements connus concernant 19 groupes d’ours polaires répartis sur quatre zones écologiques.

Bilan : l’équipe dirigée par Eric Regehr, du Service des poissons et de la vie sauvage à Anchorage, en Alaska, a élaboré trois scénarios de population à l’horizon 2050. Le premier envisage une proportionnalité entre la diminution de la population d’ours et celle de la banquise, liée au réchauffement climatique qui a entraîné une augmentation de plus de 2°C des températures en Arctique par rapport à la période préindustrielle.

Une stérilité des mâles provoquée par les produits chimiques

Dans les deux autres scénarios, les mêmes projections concernant la banquise ont été confrontées aux données disponibles sur l’évolution de certaines populations d’ours, pendant au moins une décennie, sur de petites zones dans un cas, sur l’ensemble des quatre zones dans l’autre.

Si l’on fait la moyenne des résultats des trois scénarios, la probabilité que le nombre d’ours chute d’un tiers en 35 à 41 ans dépasse les 70 %, selon l’étude.

Ceci sans oublier que les ours blancs sont également confrontés à d’autres menaces. En effet, une autre étude parue dans la revue Royal Society’s Proceedings B suggérait récemment que le déclin de certaines populations proviendrait d’une stérilité des mâles provoquée par les produits chimiques qu’ils ingèrent via leurs aliments.