Le Havre: Ils arrachent les dents d’un cachalot échoué

SEINE-MARITIME C'est après l'ivoire dont sont faites les dents de l’animal qu’en avaient les voleurs, qui ont mutilé le cachalot en procédant à l’extraction...

20 Minutes avec agence

— 

Des braconniers ont arraché les dents du cadavre d’un cachalot qui s’était échoué au Havre (Seine-Maritime) le 25 novembre 2016.
Des braconniers ont arraché les dents du cadavre d’un cachalot qui s’était échoué au Havre (Seine-Maritime) le 25 novembre 2016. — Capture d'écran / Maison de l'estuaire

Des braconniers ont arraché les dents du cadavre d’un cachalot qui s’était échoué au Havre (Seine-Maritime) le 25 novembre dernier. Le corps du cétacé se trouvait entre le pont de Normandie et le port et aurait dû être évacué ce lundi à l’aide d’une grue.

Mais des difficultés pour accéder au site de l’échouage ont rendu l’opération impossible, permettant le passage à l’acte des malfaiteurs. C’est après l’ivoire dont sont faites les dents de l’animal qu’en avaient les voleurs, qui ont mutilé le cachalot en procédant à l’extraction.

Des milliers d’euros pour un kilo d’ivoire

« Certaines (dents) pèsent un kilo et un kilo d’ivoire est vendu sur le marché noir entre 2.000 et 5.000 euros », explique Jacky Bonnemains, le porte-parole de l’association écologiste Robins des Bois, cité par Paris-Normandie.

En attendant que les conditions favorables à son déplacement soient réunies, le cadavre du cétacé, long de 15 mètres et dont le poids pourrait atteindre 25 tonnes, va rester sur place.

>> A lire aussi : La France va devenir le premier pays d'Europe à interdire la vente d'ivoire

La préfecture de Seine-Maritime et la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du département ont indiqué que l’animal ne présentait aucun risque. Les autorités vont néanmoins exercer une surveillance afin d’empêcher le corps du mammifère marin d’être rattrapé par la marée.