Arctique: Une tonne d'émissions de CO2 fait s'évaporer 3 m² de glace

ETUDE Cela représente par exemple un vol Paris-New York…

20 Minutes avec agences

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Un ours blanc sur de la glace dans l'océan arctique.
Un ours blanc sur de la glace dans l'océan arctique. — SOLENT NEWS/SIPA

Pour chaque tonne de dioxyde de carbone (CO2) émise dans l’atmosphère, le réchauffement qui en résulte entraîne la fonte de trois mètres carrés de glace arctique. Il existe en effet une corrélation directe entre ces émissions et la superficie de la banquise arctique en été. Tel est le constat formulé par des scientifiques dont l’étude a été publiée jeudi dans la revue Science.

Objectif de ces travaux : sensibiliser le public à la responsabilité individuelle dans lechangement climatique, mais également corriger les modèles climatiques actuels, qui selon plusieurs études sous-estiment les pertes de glaces.

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Une tonne de CO2 représente 4.000 kilomètres en voiture

Concrètement, une tonne de CO2 représente pour un passager un vol entre New York et une destination européenne comme Paris, ou un parcours de 4.000 km en voiture, précise Dirk Notz, climatologue de l’Institut Max Planck de Météorologie à Hambourg (Allemagne), un des deux co-auteurs de l’étude.

« Le changement climatique est souvent vu comme une notion abstraite et notre étude permet de changer cette perception », ajoute Julienne Stroeve, du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) dans le Colorado (Etats-Unis) et professeur de glaciologie à l’University College de Londres (Royaume-Uni).

Limiter le réchauffement à 2 degrés ne serait pas suffisant

Cette nouvelle étude a, en outre, déterminé que le fait de limiter à 2°C la hausse de la température du globe par rapport à l’ère pré-industrielle n’est pas suffisant pour permettre aux glaces arctiques de subsister en été. En effet, un tel réchauffement correspondrait à un accroissement de plus de mille milliards de tonnes d’émissions de CO2 d’ici 2100, soulignent les chercheurs.

Selon eux, pour éviter le scénario d’une disparition complète de la banquise durant la saison la plus chaude, il faudrait plafonner la montée du mercure à 1,5°C, comme avancé dans l’accord de la COP21 à Paris fin 2015.

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Cette année, l’étendue des glaces dans l’océan Arctique a atteint un minimum annuel de 4,14 millions de km², la deuxième plus faible superficie depuis le début des observations par satellite en 1979, très proche du record de 2007.