Le plus grand sanctuaire marin au monde va voir le jour en Antarctique

PLANETE Un accord a été obtenu vendredi en Australie...

20 Minutes avec AFP
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Des bébés manchots empereurs en Antarctique.
Des bébés manchots empereurs en Antarctique. — Gunter Riehle/Solent/SIPA

Un petit pas pour l'homme mais un bond de géant pour la nature. Le plus grand sanctuaire marin au monde, destiné à protéger la zone immaculée de la mer Ross, va être créé aux termes d'un accord obtenu vendredi en Australie, après des années de négociations.

L'accord, conclu lors de la réunion annuelle de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) à Hobart, sur l'île de Tasmanie, permettra la création d'une zone protégée dans la mer de Ross, une immense baie côté Pacifique sous juridiction néo-zélandaise. Ce projet était présenté par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande. Elle s'étendra sur une superficie de plus de 1,55 million de kilomètres carrés, dont 1,12 million km2 interdit à la pêche, selon le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully.



Quelques modifications ont dû être apportées au texte afin qu'il puisse être approuvé à l'unanimité des 25 membres du CCAMLR mais «l'accord final tient en équilibre la protection marine, la pêche durable et les intérêts scientifiques», a précisé Murray McCully. «Les frontières de l'aire marine protégée (AMP) restent cependant inchangées», a-t-il ajouté.

Un projet français dans les tuyaux

La Russie était le dernier pays à s'opposer au projet, en raison des droits de pêche. La Chine avait apporté son soutien au projet l'an dernier. Un deuxième projet à l'agenda de la réunion, porté par la France et l'Australie, n'a pas eu le temps d'être approuvé. Il portait sur une autre vaste zone marine couvrant 1 million de km2 dans l'est de l'Antarctique.

L'océan Antarctique, qui représente 15% de la surface des océans, abrite des écosystèmes exceptionnels, riches de plus de 10.000 espèces uniques, en bonne partie préservés des activités humaines mais menacés par le développement de la pêche et de la navigation.