VIDEO. Hollande dénonce les «charlatans» qui contestent les acquis de la science (Sarkozy doit avoir les oreilles qui sifflent)

CLIMAT « Tout est perpétuellement mis en question », a déploré François Hollande...

20 Minutes avec AFP
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François Hollande face aux représentants d'une soixantaine d'académies des sciences du monde au Louvre le 27 septembre 2016
François Hollande face aux représentants d'une soixantaine d'académies des sciences du monde au Louvre le 27 septembre 2016 — Michel Euler/AP/SIPA

La pique envoyée à Nicolas Sarkozy est à peine voilée. Le président François Hollande a fustigé mardi les « charlatans » qui « mettent en péril les connaissances les plus sûres », évoquant le réchauffement climatique relativisé par son prédécesseur.

Dénonçant « l’équivalence des opinions, au point de confondre parfois celles de savants et celles des charlatans », le chef de l’Etat, qui s’exprimait face aux représentants d’une soixantaine d’Académies des sciences du monde au Louvre, a mis en garde contre les « égarements ».

Ceux qui, selon lui, « peuvent mettre en péril les connaissances les plus sûres, celles qui ont été patiemment et soigneusement élaborées et sur lesquelles toute la communauté scientifique s’accorde ».

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Remise en cause perpétuelle

« Prenons quelques exemples », a enchaîné François Hollande : « le réchauffement du climat ? Une exagération. L’évolution des espèces ? Une fable. Le sida ? Une punition. La délinquance ? Une fatalité génétique. »

Candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle et de plus en plus proche du favori Alain Juppé, selon les sondages, Nicolas Sarkozy a déclenché un tollé à la mi-septembre en affirmant que « l’homme n’est pas le seul responsable » du changement climatique.

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En 2007, il avait déjà suscité une vague d’indignation pour avoir évoqué l’existence de « fragilités » génétiques à propos de la pédophilie.

« Tout est perpétuellement mis en question », a déploré François Hollande sans toutefois citer nommément son prédécesseur à l’Elysée dont il a fait implicitement ces dernières semaines son principal adversaire potentiel pour 2017.

« Le progrès est à la fois un but et une valeur »

Plus largement, François Hollande, qui multiplie les discours aux accents de pré-campagne alors qu’il doit dire début décembre s’il brigue un nouveau mandat, a fustigé les « conservatismes » et les « dérives » qui « conduisent à la réaction ».

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Une nouvelle fois, il a pointé « les esprits chagrins […] qui préfèrent toujours le passé » et pour lesquels « le monde court à sa perte dès lors qu’il ne correspond plus à l’idée qu’ils s’en font ». « Le seul changement, pour ces esprits-là, ce serait la régression, le retour, le rétablissement de l’ordre ancien, je n’ose pas dire la restauration », a-t-il insisté.