Népal: Accusés d'avoir truqué leur ascension de l'Everest, des alpinistes sont privés d'ascension

SOCIETE Le couple de policiers indiens accusé d'avoir truqué des photos de leur ascension de l'Everest a été banni d'ascension au Népal pour dix ans...

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un alpiniste sur le mont Everest, le 18 mai 2013.
Illustration d'un alpiniste sur le mont Everest, le 18 mai 2013. — Adrian Ballinger/AP/SIPA

L’alpinisme fantasmé ou comment gravir les sommets sans peine grâce à Photoshop. Dinesh et Tarakeshwari Rathod, un couple d’alpinistes indiens, affirment avoir vaincu les 8.848 mètres de l’Everest le 23 mai mais sont accusés d’avoir embelli leur exploit en utilisant la retouche photographique. En conséquence, selon le Huffington Post, ils viennent d’être interdits par les autorités du pays de toute ascension au Népal, et ce pour dix ans.

Sudarshan Prasad Dhakal, le directeur général du département népalais du tourisme est ainsi formel : Dinesh et Tarakeshwari Rathod « ont bel et bien fourni de fausses images recadrées pour prouver qu’ils avaient grimpé l’Everest ».

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Le 5 juin dernier, lors d’une conférence de presse, les deux policiers revenaient pourtant sur leur exploit, affirmant ainsi devenir le premier couple indien à venir à bout de l’Everest. Mais en y regardant de plus, des alpinistes habitués des hauts sommets et des médias ont commencé à douter du parcours des Indiens et des photographies livrées.

D’autres alpinistes estiment que ce type d’arnaque minimise les efforts des vrais grimpeurs

Au final, c’est même un alpiniste indien qui a porté plainte contre ses concitoyens qu’ils soupçonnent d’avoir dupliqué ses propres photos en y incrustant leurs visages.

Un écart éthique impardonnable pour le petit Etat où culmine le toit du monde qui a immédiatement ouvert une enquête alors que huit autres alpinistes, qui estiment que ce type d’arnaque minimise les efforts des vrais grimpeurs, ont porté plainte contre Dinesh et Tarakeshwari Rathod. Et Sudarshan Prasad Dhakal de conclure : « Cette interdiction doit servir d’avertissement aux alpinistes pour qu’ils observent les règles éthiques. »