OGM: 100 prix Nobel contre la campagne de Greenpeace

ONG Les signataires du document représentent plus d’un tiers des lauréats du Nobel encore vivants...

20 Minutes avec agences

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Le logo de Greenpeace sur un bateau de l'organisation, en octobre 2011 en Allemagne
Le logo de Greenpeace sur un bateau de l'organisation, en octobre 2011 en Allemagne — Odd Andersen AFP

Plus de 100 lauréats du prix Nobel, dont une quarantaine en médecine, ont fait connaître leur opposition à la campagne de Greenpeace contre les OGM. Dans une lettre ouverte rendue publique jeudi, les spécialistes distingués par la prestigieuse récompense ont demandé aux gouvernements du monde entier de désavouer l’ONG qui œuvre pour la préservation de l’environnement.

Ils les invitent notamment à faire « tout ce qui est en leur pouvoir » pour « accélérer l’accès des agriculteurs à tous les outils de la biologie moderne ». Les signataires du document représentent plus d’un tiers des lauréats du Nobel encore vivants.

Une lettre également adressée à l’ONU

« Nous demandons à Greenpeace et à ses partisans de réexaminer l’expérience acquise par les agriculteurs et les consommateurs du monde entier avec des cultures et des aliments améliorés grâce aux biotechnologies, à reconnaître les résultats des organismes scientifiques compétents et des agences réglementaires et d’abandonner leur campagne contre les OGM en général et contre le riz doré en particulier », ont ainsi écrit les scientifiques dans leur lettre, également adressée à l’ONU.

Quatre lauréats Français du prix Nobel figurent parmi les signataires : Claude Cohen-Tannoudji (physique), Roger Guillemin (médecine), Serge Haroche (physique) et Jean-Marie Lehn (chimie). Tout comme le Britannique James Watson, découvreur de la structure de l’ADN.

Le riz doré, efficacité non prouvée ?

Si les éminents spécialistes estiment que le riz doré, enrichi en vitamine A, peut réduire la carence en cette substance, qui touche 250 millions de personnes dans le monde, Greenpeace a pour sa part répondu que l’efficacité de l’aliment « n’avait pas été prouvée ».

Par la voix de Wilhelmina Pelegrina, activiste basée aux Philippines, l’ONG a ajouté voir dans le débat sur le riz doré une tentative d' « ouvrir la voie à une approbation globale d’autres cultures génétiquement modifiées plus rentables ».

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