Publicité Leclerc: «Si c'est pour la bonne cause, je veux bien être instrumentalisée», répond Ségolène Royal au tacle du distributeur

PUBLICITE La ministre de l'Environnement n'a rien demandé, la voilà pourtant en photo dans la presse et sur les panneaux d'affichage...

20 Minutes avec agence

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Ségolène Royal à Paris, le 6 juin 2016
Ségolène Royal à Paris, le 6 juin 2016 — DOMINIQUE FAGET AFP

Alors que les sacs plastique non réutilisables seront interdits à partir du 1er juillet, Leclerc profite de l’actualité pour lancer, ce mercredi, une campagne publicitaire en interpellant gentiment Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement.

Le groupe de grande distribution fait ainsi savoir que les sacs à usage unique sont bannis de ses magasins depuis 1996, soit vingt ans avant l’arrivée de la loi.

« Légiférer pour interdire la distribution de sacs jetables ? Voilà une bonne idée »

Pour faire passer le message en marquant les esprits, la publicité de Leclerc convoque la Ségolène Royal de 1996, époque où la ministre était encore députée des Deux-Sèvres. Sous le cliché un brin daté, Leclerc insiste : « Eh oui, Madame Royal, c’était en 1996 et nous avions déjà supprimé nos sacs de caisse. »

Puis, la campagne, déclinée en annonce pour la presse et en affiche à destination des panneaux publicitaires, enfonce encore le clou. « Légiférer pour interdire la distribution de sacs jetables dans tous les magasins français ? Voilà une bonne idée. Cela fait vingt ans que nous l’avons proposée… et mise en pratique », martèle E. Leclerc afin de bien faire comprendre aux consommateurs qu’en matière d’environnement, l’enseigne avait une bonne longueur d’avance.

 

«J'ai eu la surprise de découvrir que j'étais dans tous les journaux ce matin, commentait Ségolène Royal en marge d'un point sur l'interdiction des sacs plastique au ministère ce mercredi matin. Mais si c'est pour la bonne cause, je veux bien être instrumentalisée.»

L'enseigne de grande distribution avait testé le remplacement des sacs plastique jetables par des sacs recyclables « à vie » à un franc dès le mois de mai 1995, notamment dans le Finistère. La plupart de ses concurrents ont depuis suivi le mouvement. En 2003, E. Leclerc avait aussi interpellé Roselyne Bachelot, alors ministre de l'Ecologie, qui cherchait à supprimer les sacs plastique à la caisse. Mais la loi issue de cette croisade avait été retoquée par la Commission européenne.

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