Pourquoi les vaches sous antibios nuisent plus à la couche d'ozone

Bad bouse Où il est question de méthane et de bouse en bonus...

Florie Castaingts (IPJ Paris - Dauphine)

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Vache étrangement cornue, Ecosse
Vache étrangement cornue, Ecosse — Allan Wright/Scottish V/REX/SIPA

Les antibiotiques, c’est pas écologique. Surtout chez les bovins. Avec leurs bouses et leurs flatulences, Les vaches françaises émettraient autant de gaz à effet de serre que 15 millions de voitures par an, d’après le très sérieux Sciences et Avenir. Mais pour les vaches sous ordonnance, le constat serait pire si l’on en croit les tout récents travaux de chercheurs américains.

Une expérience inédite

Le groupe de recherche de l’université du Colorado a mis au point un dispositif pour examiner très sérieusement la qualité des bouses de vaches traitées par des antibiotiques. Sur un troupeau de dix ruminants, cinq ont reçu une alimentation contenant des antibiotiques. Les cinq autres, non traités, ont servi de groupe témoin. Résultat explosif : les excréments des cobayes traités contiennent 1,8 fois plus de méthane. Avec les effets connus sur l’environnement.

Une arme anti-méthane

La solution ? Les recherches évoquent un inhibiteur appelé 3NOP. Il diminuerait de 30 % la production de méthane chez les vaches. Mais lutter contre les effets des antibiotiques avec un autre médicament, est-ce bien raisonnable ? Et si la solution résidait tout simplement en un usage limité des médicaments dans l’alimentation des animaux d’élevage ?

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Article en partenariat avec les étudiants de l'IPJ Paris - Dauphine