Australie: Des moutons seront bientôt gardés par des robots

HIGH-TECH Grâce à des capteurs thermiques et optiques, ces «e-bergers» évaluent le nombre de bêtes présentes et repèrent celles isolées ou malades...

20 Minutes avec agence

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Des moutons dans un stand le 27 février 2016 au Salon de l'Agriculture à Paris
Des moutons dans un stand le 27 février 2016 au Salon de l'Agriculture à Paris — JOEL SAGET AFP

L’Australie est en manque de bergers. Faute de candidatures, le pays cherche donc la solution du côté des nouvelles technologies. Selon le site New Scientist, un centre de recherche de Sydney, spécialisé dans la robotique agricole (ACFR), vient ainsi de concevoir des machines autonomes capables de garder les animaux groupés, d’éviter qu’ils ne s’égarent et de capter à distance la température des bêtes.

« Capables de veiller jusqu’à 150 vaches laitières »

Testés depuis 2014 et alimentés par énergie solaire, ces « bergers robots » vont être testés dès le mois de juin dans des fermes de la Nouvelle-Galles du Sud, pour surveiller des moutons.

« Nous voulons améliorer la santé des animaux et permettre aux agriculteurs de gérer plus facilement de larges domaines où les animaux errent librement », a expliqué à New Scientist Salah Sukkarieh, qui assure, tests à l’appui, que ces « e-bergers » à roulettes et tout terrain sont « capables de veiller jusqu’à 150 vaches laitières ».

En Australie, l'ACFR, centre de recherche spécialisé dans la robotique agricole, a créé un e-berger capable de surveiller jusqu'à 150 vaches.
En Australie, l'ACFR, centre de recherche spécialisé dans la robotique agricole, a créé un e-berger capable de surveiller jusqu'à 150 vaches. - ACFR

Aider les bergers à parcourir leurs trop vastes terres agricoles

Capteurs thermiques et optiques évaluent ainsi le nombre de bêtes présentes, repèrent celles isolées ou malades et mesurent même la qualité du pâturage selon sa couleur et la texture du sol. Un pâturage parfois si vaste que, comme le souligne New Scientist, leurs propriétaires en visitent certains lieux qu’une ou deux fois par an.

« Le bétail de ces très vastes fermes est rarement surveillé, ce qui signifie que des animaux peuvent tomber malades ou être en difficulté sans que personne ne le sache », résume ainsi le site spécialisé.