Fessenheim: Et si la centrale nucléaire se transformait en usine de voitures électriques Tesla?

SOCIETE Mardi, la ministre de l'Environnement et de l'Energie Ségolène Royal s'est déclarée favorable à la mutation de la centrale nucléaire de Fessenheim...

A.I. avec AFP

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Fessenheim, la plus vieille centrale nucléaire française, le 14 novembre 2013
Fessenheim, la plus vieille centrale nucléaire française, le 14 novembre 2013 — SEBASTIEN BOZON AFP

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim connaît de nombreux rebondissements. En voilà un nouveau. Mardi, la ministre de l’Environnement et de l’Energie Ségolène Royal s’est en effet déclarée favorable à la mutation de la centrale alsacienne, la plus vieille du parc français, en usine de fabrication de voitures électriques Tesla.

« Le principal problème, c’est la mutation du site », a déclaré Ségolène Royal au cours d’un point-presse. « Les gens s’y attendent maintenant mais il faut quand même proposer quelque chose (…), il faut donner un espoir au territoire. Mon idée, (c’est) de faire venir une usine Tesla », a-t-elle dit.

La ministre a ajouté en avoir fait part au patron de Tesla Elon Musk, qui, a-t-elle précisé, veut construire une usine en Europe et hésite entre l’Allemagne et la France.

« Qui ne risque rien n’a rien ! »

« Je lui ai dit “j’ai un endroit pour vous, Fessenheim” », a-t-elle raconté, précisant qu’elle rencontrerait « dans dix jours » les dirigeants de l’entreprise américaine.

« Il n’a pas dit non », a souligné la ministre, ajoutant : « Qui ne risque rien n’a rien ! »

« Ça serait formidable, parce qu’on annoncerait la fermeture de Fessenheim » et « il y a autre chose qui se construit, on tourne une page et puis on regarde le futur », a-t-elle dit, soulignant qu'« en plus, les voitures électriques, c’est l’industrie du futur ».

La ministre avait déjà évoqué début mars l’idée d’une usine de voitures électriques à Fessenheim. Et de son côté, l’Alsace multiplie les appels du pied en direction de Elon Musk, clip et campagne de lobbying à l’appui.

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Ségolène Royal a indiqué par ailleurs à propos de la fermeture de Fessenheim que « le point problématique » était l’indemnisation. « Il faut négocier avec EDF, c’est assez paradoxal parce que l’Etat est actionnaire à 80 % », a-t-elle jugé.

La négociation est « en cours. On avance, j’avance, je n’ai pas du tout enterré le dossier », a-t-elle conclu.