Antarctique: 333 baleines tuées par les chasseurs de baleines japonais

CHASSE Les Japonais ont fait savoir qu'ils prévoyaient de capturer 3.996 cétacés dans les douze prochaines années...

20 Minutes avec agences

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Les rorquals, ou baleines à fanons, possèdent un organe sensoriel impliqué dans leur comportement alimentaire qui pourrait expliquer leur gigantisme : en une gorgée, le rorqual commun engloutit jusqu'à 80 mètres cubes d'eau, qui, filtrés, lui apportent 10 kilos de nourriture.
Les rorquals, ou baleines à fanons, possèdent un organe sensoriel impliqué dans leur comportement alimentaire qui pourrait expliquer leur gigantisme : en une gorgée, le rorqual commun engloutit jusqu'à 80 mètres cubes d'eau, qui, filtrés, lui apportent 10 kilos de nourriture. — Luis Robayo afp.com

Ils étaient partis début décembre chasser la baleine dans l’Antarctique. Au grand dam des organisations de défense des animaux, les Japonais sont rentrés de leur expédition, tôt ce jeudi à Shimonoseki (sud-ouest), avec 333 cadavres de petits rorquals (ou baleines de Minke).

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Une faille dans le moratoire mondial de 1986

Après une année d’interdiction, les baleiniers avaient pris la mer en exploitant une faille dans le moratoire mondial de 1986 qui tolère la recherche létale sur les mammifères. Pour justifier sa chasse à la baleine, le Japon invoquait donc depuis des visées scientifiques.

L’archipel, qui avait été contraint de renoncer à la saison 2014-2015 de prises de cétacés après une décision de la Cour internationale de justice (CIJ), avait ainsi soumis un nouveau programme à la Commission baleinière internationale (CBI). Il prévoit de capturer 3.996 baleines en Antarctique dans les douze prochaines années,soit 333 par saison contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné. Reste que la viande de l’animal marin finit dans les assiettes.

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Une chasse « inutile et en violation » de la décision de la CIJ

Ce jeudi, l’organisation de défense de l’environnement Greenpeace a immédiatement appelé le gouvernement japonais à mettre fin à cette chasse à la baleine, la qualifiant d'« inutile et en violation » de la décision de la CIJ.

En réponse, un responsable de l’agence de la pêche japonaise a fait savoir que les pêcheurs avaient mené des recherches sur ces cétacés : des échantillons de peau ont été prélevés et des systèmes GPS ont été attachés aux animaux « afin d’étudier leurs itinéraires de migration ».