Energies renouvelables: appels pressants de Ban Ki-moon et Fabius

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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon (g), et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius (d), à Abou Dhabi le 18 janvier 2016
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon (g), et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius (d), à Abou Dhabi le 18 janvier 2016 — KARIM SAHIB AFP

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius ont lancé lundi à Abou Dhabi des appels pressants à concrétiser les objectifs de la conférence climat de l'ONU (COP21).

Participant au sommet mondial sur les énergies du futur, plusieurs orateurs, dont M. Fabius, ont souligné l'urgence d'une coopération entre les secteurs publics et privés dans les énergies propres.

«Il est maintenant temps d'agir. Les gouvernements, le secteur privé, les organisations internationales doivent commencer à mettre en œuvre les 17 objectifs mondiaux», convenus pour un développement durable, a déclaré M. Ban à l'ouverture du sommet.

Il a ajouté qu'une réduction des émissions permettrait de sauver non seulement le futur de la planète mais aussi la vie de 4,3 millions de personnes qui, selon lui, meurent chaque année à cause de la pollution.

Pour sa part, M. Fabius, président de la COP21, a souligné l'importance de décarboner les économies. «Nous avons cinq années cruciales devant nous avant que l'accord de Paris n'entre en vigueur. Cinq années que nous devons utiliser pour transformer nos économies», a-t-il dit.

«Le coût des technologies propres va baisser. Les investissements dans l'économie à bas carbone devront augmenter», a-t-il ajouté en annonçant un plan en quatre points pour assurer le suivi de l'accord de Paris en 2016.

Il a cité notamment un processus de signature et de ratification de l'accord, qui doit commencer par une réunion internationale le 22 avril à New York, puis de nouvelles négociations en mai à Bonn, avant la tenue de la COP22 en novembre à Marrakech au Maroc.

«En bref, notre mission est maintenant de garder +l'esprit de Paris+ en vie et de faire en sorte que les objectifs communs fixés à la COP21 soient remplis et même dépassés. Ce n'est pas seulement une question de climat, mais aussi d'environnement, de développement et de sécurité», a-t-il ajouté.

D'autres orateurs, dont les présidents mexicain et nigérian, ont exposé l'expérience de leurs pays en matière de développement des énergies renouvelables.

L'accord de Paris, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre de réorienter l'économie mondiale vers un modèle à bas carbone. Pareille révolution implique un abandon progressif des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui dominent largement la production énergétique mondiale, un essor des énergies renouvelables, d'immenses économies d'énergies ou encore une protection accrue des forêts.