Photo prise le 15 janvier 2016 à Saint-Herblain, dans l'ouest de la France, montrant le logo du constructeur français Renault.
Photo prise le 15 janvier 2016 à Saint-Herblain, dans l'ouest de la France, montrant le logo du constructeur français Renault. — AFP

AUTOMOBILE

Pollution: Avant de passer devant la commission, Renault annonce «un plan technique» pour réduire les émissions

La réunion doit avoir lieu en fin de journée, et le plan sera présenté «dans les semaines qui viennent»...

Renault, qui doit être reçu ce lundi en fin de journée par la commission technique indépendante ayant relevé un dépassement de normes anti-pollution, a promis un «plan technique» dans les prochaines semaines sur les émissions polluantes.

Pas de logiciels fraudeurs détectés

«Il y aura des discussions techniques cet après-midi», a confirmé le directeur commercial du groupe Renault, Thierry Koskas, qui a ajouté que le groupe travaille «sur un plan technique qui doit permettre de réduire les émissions» par rapport aux niveaux constatés, et qui sera «présenté dans les semaines qui viennent».

La commission indépendante, mise en place par le gouvernement après le scandale Volkswagen, a testé jusqu’ici 22 voitures, de huit marques différentes : Renault, PSA, Volkswagen, Mercedes, Ford, Opel, Toyota et BMW. Elle en examinera à terme 100, et ajoutera Nissan, Volvo, Suzuki et Fiat. Les tests de cette commission technique, qui devrait aussi recevoir les autres constructeurs, n’ont pas détecté de logiciels permettant de fausser les mesures de pollution, hormis chez Volkswagen.

«Renault n'a pas triché»

«Renault n'a pas triché», a affirmé ce lundi Thierry Koskas: «Dans les conditions des tests d'homologation, nos véhicules respectent les normes d'émission», a-t-il souligné, concédant qu'hors «des conditions des tests, il y a effectivement des écarts entre les émissions dans des conditions réelles et les conditions normalisées, c'est un fait».

«Nous ne pensons pas que ceci va affecter notre image» de marque, a-t-il commenté. Ce lundi matin, le cours de l'action Renault restait en baisse, et perdait 3,05% à 11h.

Jeudi, l’action avait perdu jusqu’à 20 %, effaçant alors plus de 4 milliards d’euros de capitalisation, après que la CGT avait révélé dans un tract que des perquisitions avaient eu lieu sur plusieurs sites du groupe au losange, dans des «secteurs» («homologation et mise au point des contrôles moteur») qui laissaient «fortement penser» qu'elles étaient «liées aux conséquences de l'affaire des "moteurs truqués" de Volkswagen».

La chute en Bourse, qui avait alors fait perdre au groupe plus de 4 milliards d'euros de capitalisation, avait entraîné dans son sillage PSA Peugeot Citroën, mais aussi les équipementiers Faurecia et Valeo. Ces perquisitions n’étaient pas en lien avec l’enquête de la commission technique, selon la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron avait précisé que ses services avaient procédé «à plusieurs contrôles et perquisitions depuis le mois de septembre (...) afin de vérifier la fiabilité et la qualité des informations transmises au consommateur» chez plusieurs constructeurs, dont Renault. Il a encore indiqué que l'État, qui devait redescendre de 19,7% à 15,01% dans le capital de Renault, ne céderait pas d'action tant que le cours n'aura pas retrouvé son «prix normal».

Renault a annoncé en décembre un plan d’investissements de 50 millions d’euros pour réduire l’écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d’homologation et en situation réelle.