«Une loi, ce serait la moindre des choses»

INTERVIEW Chantal Jaquet, responsable de l'atelier OGM de l'Alliance pour la planète, se félicite de l’initiative de Jean-Louis Borloo, mais attend d’en savoir plus...

Propos recueillis par Pierre Koetschet

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Chantal Jaquet, responsable de l'atelier OGM de l'Alliance pour la planète, se félicite de l’initiative de Jean-Louis Borloo, mais attend d’en savoir plus

Etes-vous satisfaite de l’initiative de Jean-Louis Borloo de faire une loi sur les OGM?

Ce serait la moindre des choses que l’on fasse une loi, cela n’a rien d’exceptionnel. On ne va pas critiquer cette initiative, car c’était un véritable scandale que la directive soit transposée par décret. C’était révoltant, un véritable déni de démocratie. Il est normal que la France transpose la directive européenne par une loi.
 
Quels pourraient être les contours de cette future loi?

Je n’en sais encore rien. Nous attendons. Nous avons obtenu fin juillet que les OGM fassent l’objet d’un groupe à part, dans l’optique du Grenelle de l’environnement. Cela nous satisfait et répond à nos attentes. L’instant, nous sommes encore dans une phase de préparation, chacun avance ses propositions.
 
N’avez-vous pas peur qu’une telle annonce éclipse les autres sujets du Grenelle?

Je ne crois pas. Tous les groupes sont composés de personnes compétentes, qui vont faire exister leur sujet.  Encore une fois, ce n’est pas vraiment une surprise que la France fasse une loi sur les OGM, c’est un point important qui aurait dû être réglé depuis longtemps.