Gabon: plus de 200 kg d'ivoire braconné saisis à Libreville

© 2015 AFP

— 

Deux trafiquants gabonais d'ivoire ont été interpellés à Libreville avec "206 kg d'ivoire issus du braconnage de 21 éléphants gabonais" abattus, a annoncé mercredi l'ONG Conservation Justice
Deux trafiquants gabonais d'ivoire ont été interpellés à Libreville avec "206 kg d'ivoire issus du braconnage de 21 éléphants gabonais" abattus, a annoncé mercredi l'ONG Conservation Justice — WILS YANICK MANIENGUI AFP

Deux trafiquants gabonais d'ivoire ont été interpellés à Libreville avec «206 kg d'ivoire issus du braconnage de 21 éléphants gabonais» abattus, a annoncé mercredi l'ONG Conservation Justice, qui se félicite de cette «saisie-record».

«Adamou Ba Mamadou et Adamou Nouhou, deux Gabonais, ont été interpellés par les Eaux et Forêts et la police judiciaire gabonaises au moment où ils tentaient de vendre leur marchandise», précise Conservation Justice, une ONG basée à Libreville, qui milite contre l'impunité juridique du braconnage d'espèces menacées. Amadou Nouhou est un agent des Eaux et Forêts, précise l'ONG.

«Tous deux achetaient l’ivoire dans tout le pays avant de l’exporter au Cameroun, voire vers l’Afrique de l’Ouest (ports de Lomé et d'Abidjan), avant que cet ivoire arrive à sa destination finale en Asie. Il s’agit donc bien d’un réseau de trafic international», précise l'ONG.

Les deux trafiquants doivent être déférés vendredi devant le parquet de Libreville pour répondre «d'actes de trafic d’ivoire et d’enrichissement illicite».

En juillet, 150 kg d'ivoire avait été saisis à Libreville chez un militaire de l'état-major général des armées, qui a affirmé que les défenses se trouvaient chez lui «à son insu». L'homme avait été entendu par la police judiciaire avant de ressortir libre, avait déploré Conservation Justice.

Le Gabon, pays d'Afrique centrale peu peuplé aux vastes forêts, accueille plus de la moitié des éléphants de forêt d'Afrique, mais subit une pression croissante de la part des braconniers: environ 20.000 pachydermes ont été tués en 10 ans, d'après l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).