IDF: l'accord gauche-écologistes prévoit la sortie du diesel et 10.000 emplois dans les transports

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Les têtes de liste en IDF, Claude Bartolone (PS), Emmanuelle Cosse (Verts) et Pierre Laurent (Front de gauche) (de D à G), le 7 décembre 2015 à Paris
Les têtes de liste en IDF, Claude Bartolone (PS), Emmanuelle Cosse (Verts) et Pierre Laurent (Front de gauche) (de D à G), le 7 décembre 2015 à Paris — ADRIEN MORLENT AFP

L'accord trouvé entre la gauche et les écologistes en Ile-de-France pour fusionner au second tour, qui «vaut feuille de route de gouvernance» en cas de victoire, comporte la sortie du diesel et 10.000 emplois dans les transports en commun.

Annoncé lundi par les trois têtes de liste Claude Bartolone (PS), Emmanuelle Cosse (EELV) et Pierre Laurent (Front de gauche), ce document de six pages a été rendu public mercredi.

«Ce protocole d'accord vaut feuille de route de gouvernance sur la durée du mandat» (6 ans), est-il écrit. Toutefois, s'il rassemble socialistes, radicaux, écologistes et communistes, le Parti de gauche n'y prend pas part.

La «fusion technique et non programmatique des listes n'implique aucun accord de gestion, ni a fortiori de participation à l'exécutif. Elle s'est faite sans marchandage», a précisé Eric Coquerel, coordinateur politique du PG, en 4e position sur la liste d'union parisienne. Dans la mandature qui s'achève, son groupe au conseil régional était dans l'opposition à la majorité gauche-écologiste, la trouvant trop tiède dans la lutte contre l'austérité.

Le document porte sur «trois pactes: un pacte environnemental (énergie, diesel, vélo, déchets), un pacte de sécurité et de service public (transports, lycées, apprentis) et un pacte culturel et d'égalité (santé, logement, citoyenneté, emploi, culture)», reposant sur une négociation à venir avec l'Etat pour obtenir des «moyens financiers» d'une part et «la compensation des transferts» d'autre part.

Parmi les mesures les plus importantes, la sortie du diesel par le biais d'une «prime à la casse sur critère social pour l'achat d'un véhicule moins polluant», «un an d'abonnement Navigo gratuit pour l'abandon d'un véhicule polluant», la création d'une «redevance poids lourds en transit» et un renforcement des aides pour la pratique du vélo.

Côté énergie, l'objectif sera de 200.000 logements rénovés thermiquement sur la mandature, et des lycées et bâtiments régionaux «100% énergies renouvelables».

Dans les transports, outre la gratuité graduée pour les enfants de moins de 11 ans, l'idée principale est de créer 10.000 emplois (maintenance, sécurité, chauffeurs de bus) à financer avec une augmentation du versement transport (VT, versé par les entreprises et que doit valider le parlement).

Deux lignes du futur Grand Paris Express (GPE) font l'objet d'une attention particulière: la ligne 18, dans le collimateur des écologistes, sera «maintenue en transport lourd enterré (d'Orly) jusqu'à Saclay puis (transformée) en transport léger».

Quant à la ligne 17, qui doit irriguer le triangle de Gonesse (20 km au nord de Paris) où veut s'implanter un immense projet de centre commercial et de loisirs EuropaCity, porté par le groupe Auchan, «la région engagera un expertise propre et sera attentive à la préservation des terres agricoles», en recul dans la région qui ambitionne de créer une «ceinture maraichère».

Se trouvent aussi dans cet accord le service civique régional, un passe culture au quotient familial, la création d'un budget participatif de 50 millions d'euros par an, l'encadrement des loyers à l'échelle régionale, le soutien aux maisons de santé et aux formations sanitaires et sociales, des clauses d'emploi local dans les investissements de politique de la ville ou encore des marchés publics en faveur de l'économie sociale et solidaire.