COP21: Et maintenant, la place aux ministres pour la dernière ligne droite

CLIMAT Les diplomates ont rédigé une ébauche d'accord mais tout reste encore à faire...

20 Minutes avec AFP

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Laurent Fabius, le président de la conférence COP21, le 5 décembre 2015 au Bourget
Laurent Fabius, le président de la conférence COP21, le 5 décembre 2015 au Bourget — ERIC FEFERBERG AFP

Semaine décisive. Les diplomates passent le dossier de l'avenir de la planète aux ministres ce lundi alors que s'ouvre le deuxième round des négociations internationales sur le climat à paris. Il reste formellement cinq jours pour sceller l'accord qui devrait permettre d'empêcher un réchauffement de plus de 2°C du globe, et l'accélération de ses effets destructeurs déjà constatés.

Le président de la conférence (COP21), Laurent Fabius, a même souhaité que l'accord final soit achevé jeudi, ce qui constituerait un tour de force pour des négociations qui jouent toujours les prolongations.

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Rien n'est encore fait

Les ministres de 195 pays arrivent cette semaine pour conclure l'ébauche d'un accord transmis samedi par les diplomates. Mais il reste de nombreux points à négocier. Quatorze ministres ont été nommés «facilitateurs» et encadreront des groupes de travail spécifiques.

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Ils devront trancher dans le vif de ce texte de 48 pages, touffu et assorti de très nombreuses options sur des questions allant de la mention d'un objectif de 1,5°C, exigence des petites îles du Pacifique notamment, à côté de celui des 2°C, à la question cruciale de la répartition des efforts entre pays développés et en développement. «Soyons francs: tous les sujets difficiles restent non résolus», avait estimé samedi le commissaire européen chargée du climat, Miguel Arias Canete.

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L'aide apportée aux pays du Sud

Le point d'achoppement le plus difficile reste celui de l'aide financière pour aider les pays du Sud à s'engager dans une transition énergétique propre et à s'adapter aux effets du réchauffement, dont ils sont les premières victimes. Ces derniers exigent des assurances sur le versement promis de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, que la part des dons augmente, et que cette somme ne soit qu'un point de départ après 2020.

L'Inde, troisième pays pollueur et acteur clé de ces négociations, réclame haut et fort soutiens financiers et technologiques pour développer les énergies renouvelables, alors qu'elle reste extrêmement dépendante du charbon dont elle est le troisième producteur mondial.

De leur côté, les pays développés veulent que d'autres mettent désormais la main à la poche pour aider les plus vulnérables, ce qui a provoqué une levée de boucliers.