La pollution de l'air causerait 430.000 décès par an en Europe

POLLUTION 144.000 décès prématurés pourraient pourtant être évités si les normes de l’Organisation mondiale de la santé étaient respectées…

20 Minutes avec agence

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Vue générale des toits de Paris et de la Tour Eiffel pris dans la pollution atmosphérique, le 11 mars 2014
Vue générale des toits de Paris et de la Tour Eiffel pris dans la pollution atmosphérique, le 11 mars 2014 — Patrick Kovarik AFP

Voilà des chiffres qui pourraient alimenter les discussions de la COP21 à Paris. L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) sur la qualité de l’air estime que 430.000 décès prématurés en 2012 en Europe sont imputables aux particules en suspension.

Ozone et particules PM2,5

Les spécialistes s’appuient sur les données recueillies dans les stations de surveillance basées dans toute l’Europe. Six polluants atmosphériques sont particulièrement surveillés et mis en cause dans le rapport 2015 publié lundi.

Tout d’abord, les particules (PM) pouvant s’installer durablement dans les poumons. En 2013, 87 % des personnes vivant dans les aires urbaines étaient exposées à des concentrations de particules PM2,5 (appelées ainsi en raison de leur diamètre) jugées néfastes par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon les normes de l’Europe, moins strictes, seulement 9 % de la population serait concernée.

L’ozone est également pointé du doigt. En 2013, 98 % des urbains étaient confrontés à des doses supérieures à celles préconisées par l’OMS. Le benzopyrène, un hydrocarbure aromatique dégagé par la combustion du bois notamment, est quant à lui présent inégalement sur le territoire, touchant plus précisément l’Europe centrale et orientale.

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144.000 décès prématurés par an pourraient être évités

Parmi les bonnes nouvelles, la baisse des émissions du dioxyde de soufre en 2013, obtenue grâce à une législation plus contraignante, rapporte Santé magazine. Quant au monoxyde de carbone, au benzène et aux métaux lourds (arsenic, cadmium, nickel ou encore plomb), leurs quantités dans l’air étaient minimes en 2013.

L’étude fait remarquer que le respect par l’ensemble des pays de l’UE des normes de l’OMS en matière de qualité de l’air permettrait de réduire de 144.000 le nombre de décès prématurés par an.