Les pays les plus menacés appellent l'ONU à un objectif plus poussé sur le réchauffement climatique

© 2015 AFP

— 

Un groupe de personnes participant au Climate Vulnerable Forum (CVF) à Manille le 11 novembre 2015
Un groupe de personnes participant au Climate Vulnerable Forum (CVF) à Manille le 11 novembre 2015 — HO UNDP-CVF

Un groupe de pays particulièrement menacés par le réchauffement climatique a lancé un appel mercredi pour que la Conférence de l'ONU fixe un objectif plus poussé sur la limitation du réchauffement climatique qui risque de mettre en danger plus d'un milliard de personnes.

Ces pays, membres du partenariat de pays crée en 2009 appelé Climate Vulnerable Forum (CVF) qui compte désormais 43 nations, ont également promis d'agir davantage pour limiter cette hausse du mercure afin d'inspirer et de défier les nations les plus puissantes dans la perspective de la Conférence de l'ONU sur le climat à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Après une réunion à Manille le CVF a publié une déclaration appelant la Conférence de Paris à s'entendre sur une limitation à 1,5° du réchauffement climatique par rapport au niveau de l'ère pré-industrielle. Cet objectif est plus sévère que la limitation à 2° sur laquelle les 195 pays du groupe Climat de l'ONU se sont entendus, et qui correspond à la limite préconisée par les chercheurs pour éviter des conséquences catastrophiques.

Cependant cette limitation à 2° exposerait toujours plus d'un milliard de personnes à la hausse du niveau des mers ainsi qu'à d'autres effets catastrophiques sur l'environnement, selon les dirigeants du CVF.

Malgré les nombreuses critiques «nous devons nous accrocher à notre objectif parce qu'il est moral. Adopter un objectif de 2° à long terme serait accepter que nous ne sommes pas capables de protéger les pauvres des pays pauvres», a souligné dans des déclarations à l'AFP Saleemul Huq, président du groupe d'experts du CVF, en marge de la réunion de Manille.

Les pays membres du CVF se sont également engagés dans leur déclaration à donner l'exemple en limitant leurs émissions de gaz à effet de serre, même s'ils disposent de bien moins de moyens que les pays développés. Ils vont également chercher des solutions de financement entre eux plutôt que d'attendre d'éventuelles aides des pays développés.