SeaWorld va supprimer une attraction avec les orques mais pas leur captivité

PLANETE Le parc d'attraction tente de redorer son image...

20 Minutes avec AFP
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Une orque à un spectacle de SeaWorld à San Diego, en Californie, le 9 octobre 2015.
Une orque à un spectacle de SeaWorld à San Diego, en Californie, le 9 octobre 2015. — SIPANY/SIPA

Il faut sauver Willie, pour de vrai cette fois. Le parc d’attraction aquatique SeaWorld, accusé de maltraiter les animaux, a annoncé lundi qu’il allait progressivement supprimer l’une de ses attractions vedette avec des orques.

Seaworld a indiqué que ce spectacle phare de son deuxième plus gros parc, celui de San Diego, en Californie, serait remplacé en 2017 par une nouvelle attraction « éducative ». « Nous ne nous limitons pas à un seul animal, à un seul spectacle ou à une seule attraction », a estimé le directeur général Joel Manby lors d’un webcast avec des investisseurs, affirmant que sa société travaillait à son repositionnement.

La captivité continue

L’association de protection des animaux Peta, l’une des premières à dénoncer le traitement des orques par Seaworld, a toutefois estimé que le retrait du spectacle n’était pas suffisant.

Pour Jared Goodman, de Peta, s’il était nécessaire d’arrêter les « spectacles clinquants style cirque », Seaworld doit surtout cesser de retenir les orques en captivité. « C’est comme si un cirque arrêtait de fouetter les lions pendant des spectacles mais les gardait emprisonnés dans des cages à vie », a-t-il fait valoir.

L’effet Blackfish

SeaWorld s’est retrouvé sous le feu des critiques et a vu sa fréquentation plonger dans ses 11 parcs, particulièrement en Californie, après la diffusion en 2013 d’un documentaire très acclamé, Blackfish, qui dénonçait l’impact de la captivité des orques. Le groupe a tenté de redorer son blason par une nouvelle campagne marketing et des offres de rabais.

La semaine dernière, le parlementaire californien Adam Schiff a affirmé qu’il envisageait un projet de loi interdisant progressivement de garder et d’élever les orques en captivité, des mesures qui enterreraient pour de bon les spectacles comme celui de Seaworld. « Les preuves démontrent sans conteste que les dégâts psychologiques et physiques sur ces magnifiques animaux dépassent de loin tout le bénéfice de leur exhibition », a martelé Schiff.

SeaWorld s’est défendu en déclarant qu’il traitait les animaux avec dignité et qu’il n’avait pas capturé d’orques au large depuis 35 ans. Les organisations scientifiques comme la sienne « font partie de la solution, pas du problème », conclut la société.