Climat: des dignitaires bouddhistes demandent un accord «ambitieux et efficace»

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Le dalaï lama, le 10 octobre 2015 à Dharamsala, en Inde
Le dalaï lama, le 10 octobre 2015 à Dharamsala, en Inde — AFP

Des dignitaires bouddhistes du monde entier, parmi lesquels le dalaï lama, ont lancé un appel en faveur d'un accord «ambitieux et efficace» pour limiter le réchauffement climatique lors de la prochaine conférence de Paris (COP21).

«Nous sommes à un carrefour crucial où notre survie et celle d'autres espèces sont en jeu en fonction de ce que nous déciderons», écrivent les signataires de cette «Déclaration bouddhiste sur les changements climatiques à l'attention des dirigeants du monde», datée de jeudi.

Cet appel est signé de 15 dignitaires originaires essentiellement d'Asie, mais également de France et des Etats-Unis.

«Ensemble, l'humanité doit agir sur les causes de cette crise environnementale, qui est provoquée par notre recours aux énergies fossiles, par des modèles de consommation non durables, par une prise de conscience insuffisante et par un manque de préoccupation quant aux conséquences de nos actions.»

Cet appel intervient à un mois de l'ouverture, le 30 novembre à Paris, de la COP21, une grande conférence climat où les leaders des 195 Etats participant aux négociations tenteront de trouver un accord historique pour limiter le réchauffement.

«C'est la première fois qu'autant de sommités bouddhistes s'unissent sur un sujet mondial pour parler d'une seule voix», a précisé le Collectif bouddhiste mondial sur le changement climatique (GBCCC) -une coalition d'organisations bouddhistes- au sujet de ce communiqué «sans précédent».

Les signataires invoquent la croyance bouddhiste de la «coproduction conditionnée» selon laquelle toute chose de l'univers est interdépendante.

«Comprendre cette causalité interdépendante et les conséquences de nos actions est capital pour réduire notre impact sur l'environnement», écrivent-ils.

«Les dignitaires bouddhistes en parlent depuis des décennies», poursuivent-ils. «Mais le quotidien peut facilement nous faire oublier que nos vies sont inextricablement liées au monde naturel, au travers de chaque respiration que nous prenons, de l'eau que nous buvons et de la nourriture que nous mangeons.»

«Par manque de perspicacité, nous détruisons le système vital même dont nous -et tout autre être vivant- dépendons pour notre survie.»

La déclaration exhorte la conférence de Paris à amorcer la sortie des énergies fossiles vers un modèle «à 100% renouvelable».

Elle demande également qu'elle fasse en sorte que la hausse globale des températures ne dépasse pas 1,5 degré par rapport aux niveaux pré-industriels, ce qui est «technologiquement et économiquement faisable».