Zimbabwe: Un vieil éléphant a été abattu par un chasseur allemand

ANIMAUX Il était considéré comme un trésor national…

A.Ch. avec AFP

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Un éléphant au Zimbabwe.
Un éléphant au Zimbabwe. — Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Encore un animal emblématique tué par un touriste : après la mort de Cecil le lion, qui avait ému la planète entière cet été, un imposant éléphant âgé de plus de 50 ans et considéré comme un « trésor national » au Zimbabwe a été abattu par un touriste allemand, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

« Un trésor national qui aurait dû être protégé »

« Je peux confirmer que cet éléphant, qui avait plus de 50 ans, a été tué à l'extérieur du parc national de Gonarezhou (sud du Zimbabwe) par un touriste allemand », a déclaré à l'AFP le président de l'association des opérateurs de safari au Zimbabwe, Emmanuel Fundira. Le pachyderme était « si imposant que ses défenses touchaient presque le sol », a-t-il ajouté. « Nous n'avons jamais vu un animal aussi impressionnant. Comme le lion emblématique Cecil, c'était un trésor national qui aurait dû être protégé et non tué. Nous devons nous discipliner et considérer ces animaux emblématiques comme sacrés », a-t-il encore dit.

L'éléphant a été tué dans une réserve privée située à proximité du parc national de Gonarezhou, près de la frontière sud-africaine. « Nous sommes écoeurés. On ne peut pas tuer un animal aussi emblématique », a réagi Johnny Rodrigues, porte-parole de l'organisation de défense des animaux Zimbabwe Conservation Task Force (ZCTF). Les défenses de l'éléphant pesaient 54 kilos, a-t-il précisé. Interrogée par l'AFP, la porte-parole des parcs nationaux, Caroline Washaya, a dit ne pas être au courant de cette chasse.

La jurisprudence Cecil le lion

Trois mois plus tôt, la mort au Zimbabwe de Cecil le lion, remarquable par sa crinière noire, avait provoqué un tollé international parmi les défenseurs des animaux. Le lion avait été abattu d'une flèche par un dentiste américain, Walter Palmer, le 1er juillet près du parc national Hwange, dans l'ouest du Zimbabwe. Le pays a renoncé à poursuivre Walter Palmer, estimant que l'Américain ignorait qu'il commettait une infraction. En revanche, l'organisateur zimbabwéen de cette chasse, Theo Bronkhorst, est poursuivi pour ne « pas avoir empêché une chasse illégale ».