Saladegate: Des pesticides interdits en France retrouvés dans nos salades

AGRICULTURE Une association écologiste a mené une étude sur 31 échantillons de salades trouvées dans le commerce...

N.Bg.

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Illustration: des salades sous serre.
Illustration: des salades sous serre. — APESTEGUY/SIPA

Les salades vertes font la grise mine. Selon un rapport de l’association Générations Futures, dévoilé ce mardi par Le Parisien et France Info, une proportion inquiétante de salades achetées dans le commerce en France contiennent des résidus de pesticides interdits ou soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

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Pour réaliser son étude, l’association écologiste a chargé un laboratoire belge agréé d’analyser 31 échantillons de salade achetés dans des supermarchés de l’Oise et de la Somme entre mai et juillet 2015. Ce nombre d’échantillons, précise Générations Futures, « est supérieur au seuil de représentativité de 30 habituellement utilisé » par la Direction de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

Des traces de DDT, interdit depuis 44 ans

Résultat : 80 % des échantillons testés contenaient au moins un résidu de pesticide, 68 % un résidu de pesticide considéré comme un perturbateur endocrinien et « parmi les dix matières actives les plus fréquemment retrouvées, sept sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens ».

Comme le souligne France Info, « cinq pesticides interdits en France dans la culture des salades ont été retrouvés, dont du DDT », prohibé en France depuis 1971 – provenant sans doute des sols encore imprégnés après des années d’usage.

Pour autant, pas question de ne plus manger de salade. L’association Générations Futures elle-même dit soutenir « bien sûr » les recommandations de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) conseillant de consommer de la salade, vue comme un aliment « santé ». Mais comme le souligne France Info, « cette nouvelle étude prouve que nous sommes vraiment cernés par les perturbateurs endocriniens ».