VIDEO. Zimbabwe: Un autre chasseur américain suspecté d'avoir braconné un lion

ANIMAUX L’organisateur de safaris est entendu par la police et donne des noms…

A.Ch. avec AFP

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Après quarante heures d'agonie, le lion Cecil a été tué à coup de fusil.
Après quarante heures d'agonie, le lion Cecil a été tué à coup de fusil. — ZIMBABWE NATIONAL PARKS / AFP

Cecil pourrait être le lion qui cache la forêt. Ce dimanche, alors que Headman Sibanda, propriétaire de l'agence Nyala Safaris, est entendu par la police, un nouveau chasseur de trophées américain a été mis en cause, suspecté d'avoir chassé un lion sans permis en avril.

Un safari en avril

«Le dossier Headman Sibanda est lié à un lion qui a été tué par cet autre Américain», a précisé à l'AFP Caroline Washaya-Moyo, porte-parole de l'autorité des parcs nationaux (Zimparks). L'arrestation du propriétaire de l'agence Nyala Safaris, avait été annoncée samedi. «Il a depuis été établi que son client est aussi un Américain venu au Zimbabwe en avril», a indiqué le gouvernement dans un communiqué, tandis que les parcs nationaux ont confirmé qu'il s'agissait d'une chasse au lion. «M. Sibanda aide la police dans ses investigations», a précisé le gouvernement zimbabwéen, divulguant le nom du chasseur américain suspecté d'infraction, Jan Cismar Sieski, originaire de Pennsylvanie, dans l'est des Etats-Unis.

Une «vaste enquête sur toute l'industrie» de la chasse

Le gouvernement zimbabwéen a ordonné une «vaste enquête sur toute l'industrie» de la chasse, après le scandale de la mort du vieux lion à crinière noire Cecil, chassé hors de la réserve animalière de Hwange, où il était né, par un amateur américain de chasse à l'arc. Des restrictions immédiates ont été annoncées sur la grande chasse (lions, éléphants, léopards), désormais interdite près de la réserve animalière de Hwange, sauf dérogation écrite des parcs nationaux, ainsi que sur la chasse à l'arc.

Le gouvernement a précisé dimanche que les chasseurs actuellement sur le terrain devaient lever le camp immédiatement, et annoncé une réunion de crise avec les professionnels du secteur et associations de défense de la nature mardi au siège de Zimparks. Le gouvernement ajoute qu'il est «très conscient des implications pour l'autorité des parcs, l'industrie du safari, les communautés de Campfire et les éleveurs de faune sauvage (les fermes où l'on aide à se reproduire certaines espèces, ndlr), pénalisés par cette suspension». Un appel aux dons, assorti d'un numéro de compte bancaire, a été lancé pour alimenter un fonds qui servira à aider les parcs nationaux dans cette grande enquête.

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