VIDEO. Le dentiste du Minnesota «regrette» d'avoir tué le lion Cecil

PLANETE Mais Walter Palmer affirme qu'il pensait participer à une chasse légale...

P.B.

— 

Photographie publiée par l'agence des Parcs nationaux du Zimbabwe, montrant "Cécil", un lion mâle de 13 ans, vedette du parc Hwange, le 21 octobre 2012
Photographie publiée par l'agence des Parcs nationaux du Zimbabwe, montrant "Cécil", un lion mâle de 13 ans, vedette du parc Hwange, le 21 octobre 2012 — - ZIMBABWE NATIONAL PARKS

C’est l’ennemi n°1 du moment. Walter Palmer, le dentiste américain qui a tué Cecil, le lion le plus célèbre du Zimbabwe, a exprimé ses « profonds regrets » par communiqué, mardi. De retour aux Etats-Unis, il indique ne pas avoir été contacté par les autorités africaines mais promet de coopérer si elles le lui demandent.

« Je n’avais aucune idée que le lion que j’ai tué était une célébrité locale qui portait un collier. Je me suis appuyé sur l’expertise de mes guides professionnels locaux pour garantir la légalité de cette chasse. Je regrette profondément que la poursuite d’une activité que j’aime et que je pratique de manière responsable ait résulté dans la mort de ce lion », précise Palmer.

L’ONG Zimbabwe Conservation Task Force a confirmé que l’Américain avait bien tiré sur l’animal avec un arc avant de l’abattre d’un coup de feu et de laisser le corps de l’animal dépouillé et décapité aux abords du parc. La tête de Cecil reste introuvable et les autorités du parc craignent qu’elle n’ait été envoyée en trophée quelque part en Europe.

Deux personnes devant la justice

La chasse au lion est légale au Zimbabwe comme en Afrique du Sud sur la base de quotas, mais elle est interdite dans le parc national de Hwange. Cecil, reconnaissable à sa crinière noire, aurait été attiré en dehors de la zone protégée grâce à un appât avant que son collier ne soit retiré. Un chasseur professionnel qui accompagnait le touriste américain ainsi que le propriétaire de la réserve privée où a été abattu l’animal comparaîtront mercredi devant la justice du Zimbabwe.

Palmer, qui aurait payé 50.000 dollars pour sa chasse, selon la presse britannique, fait profil bas et son cabinet dentaire était fermé, mardi. En ligne, ses pages Facebook et Yelp ont été inondées de commentaires d’internautes en colère demandant « justice pour Cecil ».